Cameroun: 8 septembre 1961 / 8 septembre 2025 - Singap Martin, héros oublié assassiné en 1961

8 Septembre 2025

Le 8 septembre 1961,Singap Martin le chef d'état major de l'ALNK : Armée de libération nationale du Kamerun (branche armée de l'UPC ) et ses plus proches collaborateurs furent assassinés à Batié .

Martin Singap adhère jeune à la Jeunesse démocratique du Cameroun, mouvement des jeunes de l'UPC.

En 1955, il suit les dirigeants de l'UPC5 dans leur exil à Kumba en zone sous contrôle britannique.

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En 1957, suite au début des massacres en pays Bamiléké, il abandonne l'école et met sur pieds la SNDK (sinistre de la defense nationale du Kamerun).

L'organistion est basée à Kumba et est considérée comme une partie du comite directeur de l'UPC. Considéré comme combattant radical et intransigeant, il est porté à la tête de L'ALNK (armée de libération nationale du Kamerun).(1)

En juillet 1960 à Accra, Félix Moumié, Abel Kingué font de Martin le chef d'état major de l'ALNK. Il multiplie les attentats.

Peu après les décès de Félix Moumié, Paul Momo et Jéremie Ndéléné, traqués, Martin Singap se terre à Bandenkop son village natal. Il est rattrapé et abattu à Batié par la soldatesque franco-camerounaise le 8 septembre 1961.

Son garde du corps qui a survécu à l'embuscade fatale a raconté ce qui s'était passé sur une feuille d'écolier qui a été retrouvé dans les archives de Jacques Foccart (2).

À cette étape du récit, le garde du corps tente de porter Singap, déjà blessé à trois reprises, au moment où les deux hommes subissent une nouvelle offensive: « La menace atrospective recommence: quelle est cette malchance ?

Quel est ce mauvais jour ? Je me trouvais déjà dans un cas de nécessiteux et en dépit de la menace j'essayais de répondre balles contre balles et nous voici dans la troisième embuscade où il n'y eut plus moyen de soulever pieds et son dernier soupir fut la gloire des ennemis. Ces derniers ennemis réussirent à surprendre mon chef d'état-major sous perte de beaucoup des généreux Professeurs sans compter les néans d'allentour. Il me lança comme ses dernières paroles: "Aurevoir Mon Fils Confiance et courage" et sa dernière bénédiction dans l'armée fut sa main droite, qu'il souleva en l'air pour benir les quatre coins d'Afrique où il dit "L'Afrique libre". »

Ces dernières paroles furent donc: « L'Afrique Libre ! ». Il n'avait même pas 30 ans.

(1) (2) Emile Tankeu in La révolution du Kmer, édition Baleo, 1989.)

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