Afrique: Le continent peut devenir le premier continent africain à s'industrialiser tout en préservant ses écosystèmes - Premier ministre Abiy.

Addis-Abeba — À l'ouverture du deuxième Sommet africain sur le climat (ACS2), qui s'est tenu à Addis-Abeba en présence de plusieurs chefs d'État africains et internationaux, le Premier ministre Abiy Ahmed a appelé à un changement de narration : « L'Afrique ne doit plus être perçue comme un continent en déficit, mais comme une terre d'opportunités, de solutions et d'innovation. »

Alors que le monde se prépare à la COP30, le dirigeant éthiopien a insisté sur la nécessité pour l'Afrique de se positionner non pas comme un simple bloc de négociateurs, mais comme un acteur porteur de réponses concrètes aux défis climatiques, dans l'esprit de l'Agenda 2063 pour un avenir prospère, résilient et durable.

« Trop souvent, notre discours commence par ce qui nous manque : financement, technologie, temps. Il est temps de commencer par ce que nous avons », a-t-il déclaré, en soulignant la jeunesse africaine, riche en créativité, les abondantes ressources naturelles et le potentiel exceptionnel en énergies renouvelables du continent.

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Abiy a mis en avant plusieurs initiatives éthiopiennes emblématiques, telles que l'Initiative pour un héritage vert, qui a permis la plantation de plus de 48 milliards d'arbres en sept ans, et le programme Yelemat Tirufat, qui transforme les systèmes alimentaires locaux grâce à une agriculture durable et climato-intelligente.

Il a également évoqué le Grand Barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD), présenté comme un symbole d'autonomie et d'intégration continentale, capable de générer plus de 5 000 mégawatts d'énergie propre.

S'adressant aux partenaires internationaux, Abiy a lancé un appel fort : « Ne nous soutenez pas parce que nous sommes vulnérables, mais investissez avec nous parce que nous sommes porteurs d'une vision. »

Il a ainsi proposé la création d'un Pacte africain pour l'innovation climatique, réunissant chercheurs, universités, startups et communautés locales autour d'un objectif ambitieux : développer 1 000 solutions africaines d'ici 2030 dans les domaines clés de l'énergie, de l'eau, de l'agriculture, des transports et de la résilience climatique.

Enfin, le Premier ministre a affirmé la volonté de l'Afrique de revendiquer la souveraineté sur ses données climatiques, insistant sur leur importance stratégique : « Les données ne sont pas seulement scientifiques. Ce sont les nouvelles monnaies du pouvoir. »

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