Addis-Abeba — Le président de la commission de l'Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf a affirmé la nécessité d'un financement climatique équitable, significatif et prévisible.
Lors de l'ouverture du deuxième Sommet africain sur le climat (AEC2) qui a débuté aujourd'hui à Addis-Abeba rassemblant des chefs d'État africains, des représentants de la société civile, du secteur privé et des milliers de délégués venus d'Afrique et d'ailleurs, le président de la commission de l'Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf a affirmé la nécessité d'un financement climatique équitable, significatif et prévisible.
Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l'Union africaine, a ouvert le deuxième Sommet africain sur le climat d'une voix ferme, presque indignée.
Il a dévoilé l'injustice, les dettes écrasantes, de sécheresses qui rongent les terres, de jeunes contraints à l'exil affirmant que l'Afrique ne réclame pas l'aumône, mais un financement équitable et prévisible.
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Il a noté « Nous n'avons contribué qu'à 4 % des émissions mondiales, et pourtant, nous en payons le prix fort. »
Selon l'Union africaine, la justice climatique ne peut plus être un slogan : elle doit se traduire par des actions concrètes, notamment à travers un soutien financier accru, l'accès aux technologies vertes, et un transfert d'expertise adapté aux besoins du continent.
« Il est temps que l'Afrique reçoive le soutien qu'elle mérite, non par charité, mais par justice. » a affirmé le président de la commission.
Face aux effets croissants du changement climatique, l'Afrique exige que ses spécificités soient reconnues dans les engagements mondiaux, conformément au principe des responsabilités communes mais différenciées selon Mahmoud Ali.
Il a dévoilé qu'il fallait 1,3 trillion de dollars par an pour financer les plans d'adaptation mais seuls 300 milliards étaient sur la table qui est insuffisant et inacceptable.