La quatrième édition de la Foire commerciale intra-africaine (#IATF2025) qui se tient du 4 au 10 septembre 2025 mis en lumière un moteur essentiel de la transformation économique du continent : les femmes dans le commerce.
Un panel intitulé « Tirer parti de la puissance des femmes africaines dans le commerce pour maximiser le potentiel de l'Afrique et l'impact de la ZLECAf » a réuni des personnalités de haut niveau pour réfléchir au rôle décisif des femmes dans l'intégration économique africaine.
Parmi les intervenantes figuraient Mme Sameh Lahlouh (Directrice générale du groupe laitier GIPLAIT, Algérie), Dr Jumoke Oduwole (Ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'Investissement du Nigeria), Mme Florie Liser (Présidente et Directrice générale du Corporate Council on Africa), Dr Amany Asfour (Présidente de l'African Business Council), Mme Ahunna Eziakonwa (Administratrice adjointe et Directrice régionale du PNUD Afrique), Mme Efuntomi Akpeneye (Directrice juridique de Oando Plc), l'Ambassadeur Dr Hilda Suka-Mafudze (Représentante permanente de l'Union africaine aux États-Unis) et Mme Tumi Dlamini (Fondatrice d'African Women in Public Policy).
Plus qu'une question d'économie
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Les participantes ont souligné les obstacles qui freinent encore l'essor des femmes commerçantes et entrepreneures : l'accès limité au financement, le manque de données fiables, la faible représentativité dans les postes de décision et l'absence de cadres juridiques suffisamment protecteurs. Ces barrières continuent de restreindre le potentiel des entreprises dirigées par des femmes, alors même que celles-ci constituent une force économique incontournable.
Pour relever ces défis, les panelistes ont proposé des réformes politiques courageuses, la mise en place de financements inclusifs adaptés aux réalités des femmes entrepreneures, l'utilisation accrue des outils numériques pour renforcer la compétitivité et l'adoption de cadres légaux robustes capables de sécuriser les initiatives féminines. Ces mesures, ont-elles insisté, ne sont pas seulement des leviers économiques : elles représentent un impératif pour accélérer l'intégration régionale et concrétiser les promesses de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Au-delà des chiffres, les débats ont mis en exergue le rôle transversal des femmes dans la culture, la cohésion sociale et la compétitivité mondiale de l'Afrique. Libérer pleinement leur potentiel n'est pas un choix, mais une nécessité stratégique pour construire une Afrique souveraine, inclusive et prospère.
Ainsi, l'IATF 2025 rappelle que l'avenir du commerce africain se conjugue au féminin.