À l'occasion de la réunion de rentrée scolaire tenue au Foyer du Lycée moderne Inagohi de San Pedro, le directeur régional de l'Éducation nationale et de l'Alphabétisation (Drena), Moussa Diarrassouba, a réaffirmé la volonté de son équipe de consolider les acquis et de poursuivre sur la voie de l'excellence, en cette nouvelle année scolaire 2025-2026.
Aux côtés des autorités locales, dont Zagou Serge Rodrigue, secrétaire général 2 de la préfecture, le directeur régional a rappelé les performances enregistrées par la région éducative de San Pedro, au terme de l'année scolaire écoulée.
Une rentrée qui se veut ambitieuse autour du thème « L'éducation de qualité, levier de transformation durable de la Côte d'Ivoire ».
« Nos résultats sont à la hauteur des attentes, car nous sommes engagés dans un Contrat d'objectifs et de performance (Cop) », a-t-il déclaré.
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Des résultats à la hauteur des ambitions
Parmi les 41 directions régionales du pays, San Pedro fait partie du top 10 ayant réalisé à 100 % les 26 activités prévues dans le Plan de travail annuel budgétisé (Ptab). Une performance que le directeur régional attribue à l'engagement de ses équipes, mais également à la rigueur imposée par le Cop signé avec le ministre de l'Éducation nationale et de l'Alphabétisation, Pr Mariatou Koné.
« Ce contrat nous pousse à atteindre des objectifs clairement définis, notamment en matière d'amélioration des résultats aux examens et de la qualité de l'enseignement », a expliqué le directeur régional.
Des réformes structurelles pour une école plus inclusive
Dans la dynamique de cette rentrée, plusieurs réformes introduites par le ministère entrent en vigueur. La plus notable, à l'en croire, est la révision de la carte scolaire, avec l'instauration obligatoire d'une classe de pré-primaire dans chaque nouvelle école, faisant passer le nombre de classes du cycle primaire de 6 à 7. Cette mesure vise à favoriser un accès élargi au préscolaire sur tout le territoire.
Autre innovation, la mise en place d'espaces dédiés aux filles dans les établissements scolaires. Ces lieux permettent aux élèves de sexe féminin de gérer leur hygiène menstruelle dans la dignité et sans interruption de leur scolarité.
« Beaucoup d'élèves souffrent de règles douloureuses et préfèrent rester à la maison pour éviter la stigmatisation. Ces espaces sont équipés de serviettes hygiéniques et d'antalgiques, afin de leur permettre de continuer à suivre les cours dans de bonnes conditions », a souligné Moussa Diarrassouba.
Le directeur régional a également salué les bonnes performances scolaires des filles, qui surpassent désormais leurs camarades de sexe masculin dans plusieurs domaines. « Donnons-leur encore plus de chances de briller », a-t-il renchéri avec conviction.