À la Foire commerciale intra-africaine (IATF2025), qui se tient du 4 au 10 septembre 2025 à Alger, un panel de haut niveau a rappelé que l'avenir du continent ne dépend pas uniquement de son ambition, mais de la solidité de ses institutions financières africaines. Intitulée « Construire la souveraineté financière de l'Afrique », la session a réuni un cercle d'experts autour du Dr George Elombi, Vice-Président exécutif d'Afreximbank, pour débattre de la transformation économique de l'Afrique à l'horizon de l'Agenda 2063.
Aux côtés du Dr Elombi, figuraient M. Mohand Bourai (Banque de l'Agriculture et du Développement Rural - BADR), M. Benjamin Kamanga (ZepRe), Dr Tshepelayi Kabata (BADEA), M. Thierno-Habib Hann (Shelter Afrique), Mme Marlene Ngoyi (FEDA) et M. Ousmane Fall (Banque africaine de développement). La discussion, modérée par Mme Lisa-Marie Misztak de BBC News, a mis en lumière le rôle central des institutions régionales pour combler les déficits de financement et bâtir un système autonome, conçu par les Africains pour les Africains.
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Le Dr George Elombi a rappelé que la mission d'Afreximbank demeure constante : apporter des réponses africaines aux défis africains. De la mise en place du Pan-African Payment and Settlement System (PAPSS), facilitant les paiements transfrontaliers, à la création du Fonds pour le Développement des Exportations en Afrique (FEDA), la banque panafricaine multiplie les initiatives pour soutenir l'industrialisation, le commerce et la croissance des chaînes de valeur.
« Le véritable enjeu, a-t-il souligné, n'est pas seulement de mobiliser des financements, mais de créer un écosystème où les capitaux africains circulent, où les risques sont partagés et où les ressources sont déployées à grande échelle pour transformer nos économies. »
L'Agenda 2063 en ligne de mire
Au coeur des échanges, l'Agenda 2063 de l'Union africaine - « L'Afrique que nous voulons » - a servi de boussole. Pour les intervenants, la souveraineté financière ne se limite pas à l'autonomie budgétaire : elle implique la création d'instruments financiers panafricains capables de réduire la dépendance extérieure et de renforcer la résilience face aux chocs mondiaux.
La conclusion du panel a été claire : l'Afrique sera forte si ses institutions financières le sont. La construction de la souveraineté financière passera par une coopération accrue entre Afreximbank, la BAD, Shelter Afrique, ZepRe, BADEA et FEDA, toutes déterminées à transformer les ambitions en réalité tangible pour les populations africaines.