Congo-Kinshasa: Miss Universe RDC - La nomination de Dorcas Dienda « justifiée »

Le comité d'organisation a tenu une conférence de presse le samedi 6 septembre pour éclairer l'opinion au sujet du remplacement de Déborah Djema par l'ancienne Miss Africa 2019, sujet à polémique qui, pour plusieurs, a jeté un sérieux discrédit sur le concours de beauté qui en est à sa 2e édition.

Parler de « nommer » une miss en lieu et place de l'« élire » comme c'est de coutume paraît déjà bien douteux pour la plupart des Kinois qui suivent de près l'affaire Miss Universe. En effet, pour plusieurs, la démarche du comité d'organisation communiquée le vendredi 5 septembre n'était pas pour apaiser les esprits, bien au contraire.

En effet, le choix délibéré annoncé comme suit : « Le comité a pris la décision de nommer Mme Dorcas Dienda Kasinde en tant que Miss Universe RDC 2025 » est paru absurde. En effet, dans l'entendement général, le titre devrait être concédé à la première dauphine, sinon à la seconde. Mais à la surprise générale, c'est une ancienne reine de beauté qui remplace la destituée et, qui plus est, n'a pas participé à la compétition.

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Dès lors, le comité avait tenu à souligner, dans le cas d'espèce, l'entorse à la réglementation générale connue se justifiait bien. Aussi quoiqu'elle ait reconnu : « Après la destitution de la Miss Universe RDC 2025, il revenait normalement à la 1re Dauphine de la remplacer », elle s'est désolée : « Cependant, celle-ci est déjà engagée pour participer à une autre compétition internationale, tout comme la 2e Dauphine. Leur retrait n'est donc plus possible ».

Un cas d'urgence

Alors que l'on crie au scandale et que s'affiche l'incompréhension totale, Anado Kabika, directrice du comité d'organisation de Miss Universe RDC argumente que la procédure n'a rien d'anormal. Selon ses dires, le choix de Dorcas ne serait pas une entorse aux règlements de Miss Universe International. La procédure serait conforme sous prétexte que la latitude est accordée de procéder à un casting en vue de la désignation d'une nouvelle représentante sans obligation de passer par un concours national.

Ce, surtout en cas d'urgence, comme ce l'est justement dans le contexte actuel. Savoir en sus dans le cas d'espèce, le comité était face à un impératif à respecter : le délai de soumission du profil officiel de la représentante de la RDC au niveau international expirait la soirée même. Et donc, au risque de perdre sa licence de participation, la RDC se devait de trouver la meilleure parade.

Et, dans le communiqué précédent la rencontre de samedi, le comité a affirmé : « Quant aux autres candidates de cette édition, elles sont talentueuses et prometteuses. Toutefois, leur préparation nécessiterait plus de temps afin de révéler pleinement leur potentiel ». Mais à ce niveau, il a été révélé une contrainte majeure lié au temps de préparation que cela exigerait. Et donc, ce serait de bonne guerre que la résolution a été prise.

« Malheureusement, nous ne disposons que de deux mois avant la grande compétition, alors que les candidates d'autres pays bénéficient déjà de plus de quatre mois de préparation », a soutenu le comité. C'est donc en considération de ces aléas et face à tous les griefs reprochés à l'élue du 22 août que le comité a opté pour Dorcas Dienda dont le profil paraissait plus approprié et à même de défendre la RDC. Rappelant ici que la nouvelle Miss Universe RDC est récipiendaire d'un titre international qui n'est pas des moindres. A savoir qu'en 2019, à 24 ans, elle avait été sacrée Miss Africa à la grande finale organisée à Calabar au Nigéria.

Quant aux désaccords brandis sur les termes contractuels, le comité a relevé que Déborah Djema se serait montrée plus exigeante que la proposition lui faite en réclamant « 50 % des gains générés par son image ». Et, en dépit de la volonté du comité de trouver un terrain d'entente, la miss se serait montrée intransigeante refusant jusqu'aux nouvelles propositions lui faites. Mais encore, n'en faisant qu'à sa tête, elle aurait quitté le logement où l'avait placée le comité sans l'en informer, violant ainsi de manière flagrante les engagements avec l'organisation.

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