Lors de la 60e session du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, tenue le mardi 9 septembre à Genève, le Rwanda a fermement rejeté les accusations selon lesquelles il soutiendrait les rebelles du M23 actifs dans l'est de la République démocratique du Congo.
La représentante permanente du Rwanda, l'ambassadrice Urujeni Bakuramutsa, a dénoncé des allégations non fondées, appelant à une vérification rigoureuse des sources avant toute conclusion :
« Le Rwanda aspire à la paix et à la stabilité. Et nous n'accepterons plus de faire l'objet d'accusations sans fondements ».
Cette déclaration intervient en réaction à un rapport du Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Volker Türk, qui accuse le M23, soutenu par les Forces de défense rwandaises (RDF), d'avoir commis des crimes graves dans les provinces du Nord et Sud-Kivu, notamment :
- exécutions sommaires,
- tortures et violences sexuelles,
- recrutement forcé et détentions arbitraires.
Le Rwanda, de son côté, considère ces accusations comme politiquement motivées et affirme qu'il est utilisé comme bouc émissaire pour les échecs internes de la RDC.