Congo-Brazzaville: CSLC - Vers une réforme des textes fondamentaux

Le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC) a clôturé, le 9 septembre, sa première session inaugurale, ouverte la veille. Les travaux ont permis d'adopter les textes de base et de tracer les grandes orientations d'une régulation adaptée aux nouveaux médias.

Pendant deux jours, les hauts conseillers, sous la présidence de Médard Milandou Nsonga, ont examiné et adopté le règlement intérieur, le manuel de procédures ainsi que le dispositif financier du Conseil. Ces documents constituent la base du fonctionnement régulier de l'institution pour les quatre prochaines années.

Les travaux ont confirmé l'engagement des hauts conseillers à lancer une réflexion de fond sur une réforme plus large de la réglementation pour assainir le paysage médiatique, renforcer la transparence et garantir la responsabilité dans l'exercice de la liberté de la communication au Congo.

Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres

On peut citer la dénomination des commissions spécialisées, l'accréditation des journalistes étrangers, les droits et obligations des membres et personnels du conseil, la réaffirmation de l'obligation des réserves de membres du conseil ; la désignation du vice-président comme administrateur délégué des crédits en cas d'empêchement du président, d'un conseiller suivant l'ordre de préséance pour assurer la fonction d'administrateur délégué en cas d'empêchement simultané du président et du vice-président, la réaffirmation du principe de la séparation des pouvoirs entre l'ordonnateur et le comptable ; qui ont tous été adoptés par les participants.

Cette session inaugurale marque un tournant pour le CSLC, appelé à jouer un rôle central dans la modernisation du cadre médiatique congolais. En posant les bases de son fonctionnement et en ouvrant la voie à une régulation adaptée à l'ère numérique, l'institution envoie un signal fort de son engagement à concilier liberté d'expression, responsabilité et crédibilité dans l'espace public.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.