Dans la soirée de mercredi 10 septembre, le ministère de l'Intérieur tunisien a finalement réagi à la seconde attaque par drone perpétrée contre un bateau de la flottille Global Sumud Flotilla à Tunis. Dans un communiqué, les autorités parlent d'une « attaque préméditée » sans citer le mot drone et disent enquêter sur les circonstances. La flottille a dû reporter son départ à cause de plusieurs problèmes.
Sur place, la déception est palpable, mais les participants n'ont pas d'autre choix que d'attendre après ce nouveau report. En cause : des problèmes d'autorisation pour sortir du port de Sidi Bou Saïd et le mauvais temps. Beaucoup des participants vont être assignés à leur bateau dans la soirée.
Un nouveau départ est prévu jeudi matin si les conditions météorologiques le permettent, mais rien n'est sûr. Ils devront faire un arrêt au port de Bizerte pour les dernières vérifications d'équipement sur les bateaux, avant de partir définitivement vers Gaza. Certains bateaux de la flottille venue de Barcelone nécessitent des réparations après les deux attaques par drone survenues ces derniers jours.
Une traversée d'une dizaine de jours
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Une fois partie, la Global Sumud Flotilla prévoit une traversée d'une dizaine de jours avant d'arriver à Gaza. Sur la plage de Sidi Bou Saïd, des dizaines de milliers de Tunisiens sont venus mercredi après-midi pour soutenir le départ de la flottille. On a pu voir des jeunes rassembler et crier des slogans en soutien aux Palestiniens.
Au port, tous les participants sont venus bagages à la main. Certains ont confié avoir plus peur du mal de mer que des éventuels représailles contre la flottille. D'autres estiment être suffisamment préparés à tous les scénarios possibles. Malgré la déception, les participants restent confiants sur un départ prochainement.
Nous sommes heureux, à l'ANC, que des Sud-Africains rejoignent des milliers d'autres militants à travers le monde pour briser le blocus de Gaza et stopper ce que nous appelons un génocide. La majorité des victimes sont des femmes, des enfants, mais aussi des journalistes.