Le journaliste Georges Dougueli a récemment suscité des réactions vives après la publication d'un post critique visant la stratégie politique de Maurice Kamto, leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC).
Dans un contexte où la présidentielle de 2025 agite les débats, Dougueli assume une position jugée provocante par les supporters de Kamto, tout en niant tout acharnement personnel. « La critique, même méchante, est permise en démocratie pourvu qu'elle soit honnête et étayée », défend-il, rappelant que ses analyses s'inscrivent dans un cadre journalistique légitime .
Pourtant, face aux accusations de fragilisation de l'opposition face au régime de Paul Biya, Dougueli annonce une retraite médiatique sur le sujet : « Je m'abstiendrai à l'avenir de critiquer ses faits et gestes ». Cette décision intervient après des échanges houleux avec des proches lui reprochant de nourrir des conflits personnels. Historiquement, Dougueli et Kamto ont entretenu des relations professionnelles cordiales, incluant des entretiens exclusifs pour Jeune Afrique. Preuve selon lui que ses critiques sont stratégiques, et non animées par une rancoeur .
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Le débat dépasse la simple polémique journalistique. Il révèle les tensions au sein de l'opposition camerounaise, tiraillée entre unité nécessaire et liberté de critique. Alors que Kamto, bien que disqualifié par le Conseil constitutionnel, reste une figure influente, ses supporters jugent toute remise en cause contre-productive face à un pouvoir jugé « éternel ». Dougueli rétorque que la démocratisation exige une vigilance inclusive, ciblant autant le gouvernement que l'opposition .