Kolda — Le gouverneur adjoint de la région de Kolda, en charge du Développement, Bonaventure Kalamo, a plaidé pour la transformation du centre de santé de Médina Yéro Foula en établissement de santé de niveau 2.
"La priorité sera à moyen ou long terme de transformer le centre de santé de Médina Yéro Foula en établissement de niveau 2", a-t-il déclaré jeudi à l'occasion d'un Comité régional de développement (CRD) consacré à la dissémination des résultats de l'enquête STEPS de 2024 sur les facteurs de risques des maladies non transmissibles.
Dans son intervention, Bonaventure Kalamo est revenu sur ce qu'il a considéré "comme l'activité phare de 2025" dans la région notamment le séjour de l'hôpital militaire de campagne à Médina Yéro Foula entre le 28 juin et le 4 août.
"Plus de 11000 prestations ont été réalisées dont plus 7800 consultations et 161 interventions chirurgicales effectuées au bénéfice des populations de la zone et celles de la Gambie voisine. J'espère que cette initiative va être régulièrement renouvelée", a t-il ajouté.
Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn
L'autorité administrative a salué "la vitalité" du secteur de la santé dans la région malgré quelque contraintes.
"Nous avons connu des activités phares dans la région. Il y a eu cet hôpital militaire de campagne. Il y a eu également la rencontre d'échanges entre autorités judiciaires et médicales sur les aspects médico-judiciaires avec le concours de la chaine de médecine légale de l'université Cheikh Anta Diop", a dit Bonaventure Kalamo.
Il a ajouté : "Ce fut un grand moment de partage dans le but d'harmoniser les pratiques entre la justice et le corps médical pour une plus grande efficacité dans le traitement des demandes judiciaires. Cela démontre encore la vitalité du secteur de la santé dans la région de Kolda".
Parlant des maladies non transmissibles, l'adjoint au gouverneur a cité les maladies cardio-vasculaires, les cancers, les maladies respiratoires chroniques et le diabète qui ont en commun des facteurs de risque comme une alimentation trop sucrée, salée, trop grasse, l'alcool et le tabac, l'inactivité physique et une pollution atmosphérique.
Le Comité régional de développement a été une occasion pour les acteurs de la santé et partenaires de mettre l'accent sur la prévention de ces pathologies.