Afrique: Trêve d'instrumentalisation et autres élucubrations

12 Septembre 2025

La réunion du Conseil de sécurité appelée à y mettre un terme

Les travaux de la 60e session du Conseil des droits de l'Homme, tenus mardi à Genève, ont été marqués par une attaque concertée visant l'intégrité territoriale du Maroc. Cette offensive a été menée notamment par l'Algérie et l'Afrique du Sud, dont les interventions ont été marquées par leur convergence de fond et par leurs arrière-pensées politiques.

Les délégations algérienne et sud-africaine ont ainsi tenté d'exploiter le débat sur les droits humains pour relayer des allégations liées au différend régional autour du Sahara marocain, dans l'objectif d'exercer une pression sur le Haut-Commissariat aux droits de l'Homme.

La représentante de l'Algérie s'est inscrite dans une posture d'hostilité ouverte à la souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud, multipliant les accusations de prétendues «violations systématiques des droits humains» et d'«infractions au droit international». Elle a même appelé le Haut-Commissaire Volker Türk à dépêcher une mission d'enquête.

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Des assertions qui contrastent avec les constats établis sur le terrain par plusieurs délégations internationales lors de visites successives à Laâyoune et à Dakhla, lesquelles ont mis en évidence une dynamique de développement soutenue et une situation stable en matière de droits fondamentaux dans les provinces du Sud.

Dans le même registre, l'Afrique du Sud a instrumentalisé la tribune du Conseil pour défendre les thèses des pantins séparatistes et réaffirmer son hostilité à l'égard du Maroc. Son représentant a réitéré l'appui de Pretoria aux positions de la chimérique rasd, en reprenant des accusations à caractère politique sous couvert de préoccupations humanitaires, et en appelant également à l'envoi d'une mission d'enquête dans les provinces du Sud. Moussaoui Ajlaoui

La réunion d'octobre du Conseil de sécurité sera décisive dans le processus de règlement du différend autour du Sahara marocain

Dans une déclaration à Libé, Moussaoui Ajlaoui, spécialiste de la question saharienne et expert associé à Ames-Center, s'inscrit en faux contre ces accusations, soulignant que «le Conseil des droits de l'Homme, l'une des principales instances onusiennes, constitue aujourd'hui une vitrine où le Maroc renforce sa position et affirme la justesse de sa Cause nationale».

«La très grande majorité des Etats au sein du Conseil reconnaissent les efforts du Maroc en matière de droits humains dans les provinces du Sud et saluent le travail des deux mécanismes du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) au niveau de Laâyoune et Dakhla, devenus des références en la matière», a-t-il fait savoir.

Selon lui, les ennemis du Royaume continuent de s'opposer systématiquement au Maroc et de tenter d'instrumentaliser le Conseil pour servir une lecture politique du différend régional. Ces pays cherchent à maintenir la question des droits humains et des ressources naturelles comme leviers de pression, alors que la communauté internationale appelle à un règlement politique sous l'égide des Nations Unies.

«Depuis 2013, ces deux thématiques ont été exploitées par les adversaires du Royaume pour bloquer toute avancée vers une solution réaliste et durable. Toutefois, le contexte actuel est marqué par une évolution des positions des grandes puissances, de plus en plus alignées sur la pertinence de l'initiative marocaine d'autonomie», nous a expliqué Moussaoui Ajlaoui.

Selon lui, ce changement pourrait se refléter dans le prochain rapport du Secrétaire général Antonio Guterres et lors de la réunion du Conseil de sécurité qui se penchera sur la question du Sahara marocain.

«La réunion d'octobre du Conseil de sécurité sera décisive dans le processus de règlement du différend autour du Sahara marocain. Au-delà de cette date, les questions des droits humains et des ressources naturelles, souvent exploitées par l'Algérie et ses alliés, ne devraient plus constituer des instruments de manoeuvre, mais laisser place à la recherche d'une solution politique durable et conforme à la légalité internationale», a-t-il conclu.

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