Depuis hier, Saly-Portudal accueille un atelier d'information et de plaidoyer inscrit dans l'Agenda national de transformation « Sénégal vision 2050 ». L'événement, qui réunit parlementaires, institutions publiques et journalistes, poursuit un objectif clair : éclairer la représentation nationale sur la loi Startup Act et son rôle dans la promotion de l'innovation technologique, notamment dans le secteur des technologies propres destinées à lutter contre le changement climatique.
Le référentiel « Sénégal vision 2050 » place l'innovation et les technologies vertes au centre de sa stratégie pour bâtir une nation souveraine, juste et prospère. Cette vision repose sur quatre piliers : une économie compétitive, le développement durable, la valorisation du capital humain ainsi que la bonne gouvernance et l'engagement africain. Le développement technologique, en particulier à travers une économie numérique à faible empreinte écologique, y est considéré comme un levier essentiel pour relever les défis économiques, sociaux et environnementaux.
Le Sénégal mise ainsi sur les technologies propres - énergies renouvelables, efficacité énergétique, Internet des objets (IoT) - afin de stimuler une croissance économique durable tout en préservant ses ressources naturelles. Plusieurs plans d'action sont en cours pour élargir le mix énergétique aux sources renouvelables comme le solaire, l'éolien et la biomasse. Cette orientation est soutenue par une stratégie nationale de maîtrise de l'énergie, pilotée par l'Agence pour l'économie et la maîtrise de l'énergie (Aeme).
Promulguée en 2020, la loi Startup Act a pour vocation de créer un environnement favorable à l'essor des startups innovantes, en particulier dans le numérique. Elle prévoit des exonérations fiscales, un accès facilité aux financements et une simplification des procédures administratives. Mais le secteur des technologies propres, pourtant crucial dans la transition énergétique et la lutte contre le réchauffement, n'a pas encore pleinement bénéficié de ces dispositions.
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L'atelier de Saly entend ainsi sensibiliser les parlementaires à ce décalage et initier un dialogue politique autour d'une révision de la loi. L'ambition est d'élargir son champ d'application pour inclure explicitement les innovations propres, conformément aux objectifs de « Sénégal vision 2050 ». Une telle évolution profiterait également à d'autres secteurs stratégiques comme l'agroalimentaire, la santé ou encore l'économie bleue.
Au terme des échanges, les organisateurs espèrent que les députés disposeront d'une meilleure compréhension des enjeux liés à l'innovation technologique et climatique, des critères d'éligibilité des startups aux avantages légaux ainsi que des ajustements possibles sur le plan administratif et financier. Un dialogue politique devrait s'ouvrir pour adapter la législation aux impératifs du développement durable, avec un appui attendu sur les textes relatifs à la propriété intellectuelle.