Ethiopie: L'engagement du pays en matière de lutte contre le changement climatique est manifeste et sans équivoque - Organisation météorologique mondiale.

Addis-Abeba — L'Éthiopie s'est affirmée comme un acteur de premier plan dans la lutte contre le changement climatique, notamment à travers son ambitieuse Initiative « Empreinte verte » et ses investissements constants dans les infrastructures climatiques et météorologiques.

Cet engagement a été salué par Thomas Asare, Secrétaire général adjoint de l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

Le pays a accueilli à Addis-Abeba, du 8 au 10 septembre 2025, le deuxième Sommet africain sur le climat (AEC2), organisé en partenariat avec l'Union africaine. Cette reconnaissance s'ajoute à la performance remarquable de l'Éthiopie, qui a réussi à planter plus de 48 milliards d'arbres au cours des sept dernières années dans le cadre de son programme « empreinte verte ».

Dans un entretien exclusif accordé à l'ENA, M. Asare a encouragé les nations du Sud à renforcer leur coopération pour s'adapter efficacement au changement climatique.

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Il a mis en avant l'importance de la coopération Sud-Sud, estimant que les solutions locales, issues de contextes similaires, sont souvent plus adaptées que celles venues du Nord.

« Nous faisons face aux mêmes réalités climatiques dans le Sud, et les réponses développées par nos pays s'avèrent plus pertinentes pour nos besoins spécifiques », a-t-il souligné, ajoutant que cette forme de coopération est essentielle pour avancer.

Il a par ailleurs insisté sur le rôle central de l'Éthiopie, dont l'engagement politique au plus haut niveau, incarné par le Premier ministre Abiy Ahmed, se traduit par des actions concrètes.

Outre son programme de reboisement, le pays investit dans les systèmes de surveillance météorologique et a mis en place une école régionale spécialisée dans la formation aux sciences du climat.

M. Asare a également appelé les pays développés à accorder un soutien financier équitable aux pays du Sud, en particulier aux économies lourdement endettées.

Il a rappelé qu'il serait injuste d'imposer à l'Afrique, qui contribue très peu aux émissions mondiales, de porter seule le fardeau de la réponse climatique.

Pour lui, la communauté internationale doit conjuguer ses efforts pour mobiliser des financements, alléger le poids de la dette et renforcer la résilience climatique du continent.

Enfin, il a salué la volonté de l'Éthiopie de partager ses acquis et d'assumer un rôle de leadership en Afrique.

« Ensemble, en tant que continent, nous pouvons coopérer, apprendre les uns des autres et unir nos forces avant de solliciter l'appui de nos partenaires. Nous sommes les moins responsables de la crise, mais parmi les plus exposés. Grâce à la solidarité internationale, nous pouvons affronter ce défi global, car le climat ne connaît pas de frontières », a-t-il déclaré.

Le Sommet s'est conclu par l'adoption officielle de la Déclaration d'Addis-Abeba et de l'Appel à l'action des dirigeants africains sur le changement climatique, symbolisant un moment historique qui place l'Afrique à l'avant-garde de l'action climatique mondiale.

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