Afrique: Au Maroc, la Centrafrique tente de séduire ses partenaires financiers

Le président de la République centrafricaine, Faustin Archange Touadéra, lors des discussions entre la Russie et la République centrafricaine en marge du Sommet Russie-Afrique 2019 au Parc des sciences et des arts Sirius à Sotchi, en Russie, le 23 octobre 2019. (archive)

Un rendez-vous crucial s'ouvre ce 14 et 15 septembre à Casablanca, au Maroc. La Centrafrique va tenter d'y lever douze milliards de dollars pour financer son Plan national de développement 2024-2028. Une opération séduction dans un pays hôte qui n'a pas été choisi au hasard.

Le choix du Maroc pour abriter cette rencontre n'est pas anodin. Casablanca offre des facilités logistiques, mais surtout, incarne une dynamique de coopération Sud-Sud à laquelle aspire la Centrafrique.

Mais convaincre les investisseurs internationaux, publics comme privés, ne sera pas chose facile. Le pays reste confronté à un taux d'électrification de moins de 20 %, selon les dernières données de la Banque mondiale, tandis que l'indice de perception de la corruption y demeure élevé.

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Projets de réformes

Pour autant, les autorités assurent que des réformes sont en cours. Richard Filakota, ministre du Plan, de l'Économie et de la Coopération internationale, se veut rassurant : « Ces défis, nous les prenons à bras-le-corps. Nous sommes déjà prêts à monter dans le train du développement. Il y a une armada de lois que nous sommes en train d'amener devant l'Assemblée nationale pour que l'environnement des affaires puisse être le plus favorable possible aux investisseurs. »

Le gouvernement centrafricain mise sur un dialogue renforcé entre les secteurs public et privé pour encourager l'investissement. « Le secteur privé doit être le moteur de ce développement », affirme le ministre.

Priorité aux infrastructures

Les fonds que Bangui espère mobiliser serviront à financer de grands projets structurants : « Les infrastructures énergétiques, routières, agricoles... C'est tout cela que nous voulons dans un premier temps mettre en route. Il y a même un projet de zone économique spéciale pour drainer des industriels », détaille Richard Filakota.

Pour soigner son image, Bangui a récemment organisé deux réunions de haut niveau : le Caucus africain des institutions de Bretton Woods et la conférence des chefs d'État de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC). « La RCA est de retour, Central African Republic is back ! », se réjouit le ministre.

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