Cameroun: La désignation d'un «candidat consensuel» critiquée au sein de l'opposition avant la présidentielle

Au Cameroun, la scène politique en ébullition depuis la désignation ce 13 septembre d'Issa Tchiroma Bakary comme « candidat consensuel » d'une partie de l'opposition pour l'élection présidentielle du 12 octobre. Le débat s'articule entre autres sur la légitimité de l'Union pour le changement, le mouvement conduit par Anicet Ekane et Djeukam Chameni, à l'origine de cette désignation et le niveau d'adhésion des autres candidats de l'opposition à cette démarche.

Au Cameroun, sur la télévision privée Vision4, où le sujet était en débat ce 14 septembre, Célestin Bedzigui, a estimé qu'il ne s'est rien passé la veille. Pour ce paneliste et président d'un parti politique ayant investi un candidat à cette élection, la désignation d'Issa Tchiroma Bakary comme candidat consensuel est un non-événement.

Un avis partagé par Akere Muna, qui, contacté par RFI, dit ne pas se sentir concerné par cette annonce. L'avocat, candidat à la présidentielle, interroge aussi la légitimité des initiateurs de la démarche. « Qui a donné ce mandat à Anicet Ekane et Djeukam Chameni ? » s'est pour sa part demandé Hilaire Nzipang, lui-même candidat recalé à l'élection du 12 octobre. Tous reprochent à Anicet Ekane et Djeukam Chameni de s'être auto-saisis d'une problématique qui concerne d'abord et en premier lieu les candidats eux-mêmes.

« Créer une dynamique populaire »

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De leur côté, Anicet Ekane et Djeukam Chameni répondent que leur démarche ne consistait pas nécessairement à trouver un candidat unique de l'opposition, mais de créer une dynamique populaire autour du candidat. Une figure qui accepte de mettre en application leur programme de transition et de refondation. Et selon ces derniers, seul Issa Tchiroma Bakary s'est engagé à le mettre en oeuvre s'il est élu.

À un peu moins d'un mois de la présidentielle, les facilitateurs critiqués de l'Union pour le changement assurent continuer les discussions avec les autres candidats. Mais pour l'heure, il y a toujours 12 candidats en lice pour cette présidentielle du 12 octobre. Le candidat du pouvoir, d'une part, et 11 du côté de l'opposition.

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