Addis-Abeba — L'Institut éthiopien des affaires étrangères a affirmé que l'expérience diplomatique de l'Éthiopie autour du Grand Barrage de la Renaissance constitue une véritable source d'inspiration pour les nations africaines. Selon l'institut, ce projet va au-delà d'une simple infrastructure : il illustre une diplomatie africaine exemplaire.
Dans une déclaration à l'ENA, le directeur général adjoint Abdi Zenebe a mis en avant la capacité de l'Éthiopie à conduire des négociations complexes face aux pressions politiques et extérieures, offrant ainsi un modèle aux pays africains en quête de développement et d'autodétermination, affranchis des héritages coloniaux.
Il a qualifié les discussions tripartites avec les pays en aval d'équilibrées, fondées sur des principes et inclusives, reflétant l'influence régionale croissante d'Addis-Abeba et son attachement à la coopération.
Pour sa part, Sileabat Manaye, directeur de la diplomatie numérique au ministère des Affaires étrangères, a rappelé que l'Éthiopie s'est engagée sans relâche dans un dialogue diplomatique constant durant 14 ans pour répondre aux préoccupations des pays voisins.
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Selon lui, cette démarche illustre l'approche mesurée et stratégique du pays.
Il a également souligné que le GERD symbolise l'aube d'un nouveau panafricanisme économique, posant les bases d'une vision géostratégique pour un développement durable.
L'expérience tirée de ces négociations, a-t-il ajouté, a renforcé la capacité de l'Éthiopie à défendre l'équité sur la scène internationale.
Selon Sileabat, l'achèvement du barrage dépasse le cadre d'une réussite nationale : il ouvre de nouvelles perspectives stratégiques et jette les fondations d'une géopolitique africaine unie et tournée vers l'avenir, fondée sur la solidarité plutôt que la division.