Congo-Kinshasa: A Kinshasa, une rentrée parlementaire marquée par des critiques internes et un budget en hausse

Vital Kamerhe (gauche) et Jean-Michel Sama Lukonde (droite)

C'est jour de rentrée parlementaire en République démocratique du Congo. Les députés et sénateurs vont reprendre leurs travaux au Palais du peuple pour trois mois, alors que les bureaux des deux chambres sont sous le coup d'une menace de dissolution. Si cette session est traditionnellement consacrée au budget, il y sera aussi question du conflit dans l'est du pays.

Ce sont les sénateurs qui ont lancé la reprise des travaux parlementaires à 11 heures ce lundi 15 septembre avec, à la chambre haute du Parlement, le discours de son président, Jean-Michel Sama Lukonde. Puis la session de l'Assemblée nationale a ensuite commencé sous la présidence de Vital Kamerhe.

Visés par des pétitions des parlementaires qui doivent les déposer en début de semaine, l'un et l'autre sont en difficultés en cette rentrée parlementaire.

Budget ambitieux

Plusieurs griefs leur sont reprochés : une opacité dans la gestion des affaires du Parlement, l'absence de considération de la situation sociale des députés, ou encore le retard ou le blocage des moyens de contrôle parlementaire.

Mais au-delà de cette agitation, cette session sera surtout consacrée aux questions budgétaires avec le vote du projet de loi de finances 2026 qui se veut assez ambitieux : d'un montant de 20 milliards de dollars, il est en hausse de plus de 16% par rapport à l'an dernier. Le texte doit être transmis très rapidement par le gouvernement - peut-être même dès ce lundi 15 septembre.

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