La délégation soudanaise, conduite par le Sous-secrétaire du Ministère de la Justice, a affirmé, dans sa déclaration devant la 60e session du Conseil des droits de l'homme sur les formes contemporaines d'esclavage et de travail des enfants, que le Soudan fonde ses politiques sur la Constitution de transition, qui stipule la protection de la dignité humaine, la promotion des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que l'ancrage de l'égalité et de la non-discrimination comme piliers essentiels de l'édification de l'État de droit.
La délégation a exprimé sa gratitude au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) et au Rapporteur spécial sur les formes contemporaines d'esclavage pour leurs efforts, et a salué le rapport présenté lors de cette session, qui fournit une analyse approfondie des causes, des conséquences et des défis liés à la lutte contre le travail forcé et le travail des enfants.
La délégation soudanaise a indiqué qu'elle avait pris en compte les recommandations contenues dans le rapport, affirmant que le Soudan accordait une priorité particulière à la lutte contre toutes les formes d'esclavage et d'exploitation.
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Le Soudan s'emploie à aligner sa législation nationale sur les normes internationales, ayant adopté un ensemble de lois établissant un cadre clair pour la protection des enfants contre l'exploitation et le travail forcé.
Le 26 mars 2021, le Soudan a également déposé ses instruments d'adhésion à la Convention n° 87 sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical, à la Convention n° 144 sur les consultations tripartites et au Protocole n° 29 sur le travail forcé, devenant ainsi le 50éme pays au monde à adhérer à ce protocole, témoignant ainsi de son engagement ferme à éliminer toutes les formes d'esclavage moderne et à garantir un avenir sans traite des êtres humains ni travail des enfants.
La délégation a réaffirmé son plein soutien aux recommandations formulées par le Rapporteur spécial et le Comité d'experts, soulignant l'importance de poursuivre la coopération avec la communauté internationale et les organisations des Nations Unies afin de renforcer la protection des enfants et de lutter contre toutes les formes d'esclavage et de travail forcé.
Elle a également exprimé son soutien aux efforts nationaux visant à activer les systèmes d'inspection, à réduire le taux d'abandon scolaire, à réinsérer les enfants touchés par les conflits et à apporter un soutien technique et financier aux plans du Soudan visant à atteindre les Objectifs de développement durable 7 et 8, en particulier l'élimination de toutes les formes de travail des enfants d'ici 2025.
En conclusion, la délégation soudanaise a souligné que la protection des enfants contre les pires formes de travail forcé et de traite est une responsabilité nationale et internationale partagée, renouvelant l'engagement du Soudan à poursuivre ses efforts, en coopération avec les Nations Unies et la communauté internationale, pour bâtir un avenir sans travail forcé ni esclavage, et pour garantir le droit des enfants à l'éducation, à la protection sociale et à une vie décente.