Lundi 15 septembre, entre 16h et 21h30 locales, un vaste incendie a dévasté trois quartiers de Mananjary, une ville côtière du sud-est de Madagascar. Plusieurs centaines de cases ont été réduites en cendres et au moins une personne a perdu la vie. Sur place, c'est la désolation. Des familles entières se retrouvent sans abri, sans avoir eu le temps de sauver le moindre bien. L'absence remarquée des autorités pendant la lutte contre les flammes a suscité une vive colère parmi les habitants.
Un sol particulièrement sec, du grand vent, des centaines de cases en bois collées les unes aux autres et une étincelle dont on ignore encore l'origine... Il n'en fallait pas plus pour qu'en moins d'une heure, le brasier se propage sur un kilomètre et demi, ravageant trois quartiers en bordure de l'océan. La panique a vite gagné les habitants, démunis face à des flammes de plus de cinq mètres de haut.
À Anosinakoho, la mère de ce jeune homme a tout perdu. « Ça a été trop vite. Ici à la Commune, il y a un camion de pompier, mais il n'a pas fonctionné. On n'a rien récupéré du tout, sauf un matelas et une marmite », explique-t-il.
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Lui et sa mère ont trouvé refuge dans une école publique pour la nuit. Mais l'amertume est palpable. L'an dernier, un incendie avait déjà touché la ville, à la même période. Un événement de plus pour une population toujours très affaiblie après le passage de trois cyclones dévastateurs entre 2022 et 2023.
Un premier bilan encore à venir
« Là, ça fait beaucoup pour nous. Les autorités n'ont pas pris leurs responsabilités pour essayer d'éteindre le feu. Seules les victimes ont essayé de le maîtriser, mais avec le matériel qu'on a, c'était impossible. On est en colère du fait de la non-responsabilité des autorités », accuse-t-il.
L'hôpital public de Mananjary a quant à lui dépêché son ambulance pour venir secourir les blessés. Le premier bilan humain et matériel devrait être connu dans la journée.