Sud-Soudan: Les soutiens de Riek Machar appellent à la mobilisation après l'inculpation du vice-président

Au Soudan du Sud, les réactions se poursuivent depuis l'inculpation de Riek Machar et de sept autres membres de son parti d'opposition pour « trahison », « meurtres », « crimes de guerre » et « crimes contre l'humanité ». Car le vice-président Riek Machar et le ministre du Pétrole Puot Kang ont été suspendus de leurs fonctions dans la foulée par le président Salva Kiir. Leur parti a dénoncé lundi 15 septembre « un procès politique » qui « abroge » l'accord de paix.

L'inculpation et la suspension de Riek Machar sont « illégales », dénonce son parti Mouvement populaire de libération du peuple du Soudan en opposition (SPLM-IO) dans un communiqué publié lundi 15 septembre. En effet, plusieurs articles de l'accord de paix de 2018 attribuent nommément la vice-présidence au sein du gouvernement de transition à Riek Machar. Sa suspension de la fonction de vice-président prive donc le gouvernement de toute légitimité, selon le SPLM-IO, qui dénonce « la mise en place d'une dictature ».

L'inculpation des membres de l'opposition est « motivée politiquement », il s'agit d'une « chasse aux sorcières » dénonce encore le parti qui s'oppose au président Salva Kiir. La formation réitère la demande de libération de Riek Machar et des autres officiels détenus. En l'état, l'accord de paix est « abrogé », alerte le SPLM-IO, qui en appelle à tous ses soutiens à « utiliser tous les moyens nécessaires » pour « défendre le pays et les citoyens ».

La mise en route d'un procès a toutefois permis à une équipe d'avocats de rendre visite à Riek Machar ce weekend. C'est la première que le vice-président suspendu est autorisé à recevoir depuis plus de six mois et son placement en résidence surveillée à la fin du mois de mars.

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