Tunisie: Emploi, inflation, commerce - Le trio infernal qui inquiète Deloitte

16 Septembre 2025

Selon l'édition de septembre 2025 du rapport mondial de Deloitte, la conjoncture économique internationale est marquée par d'importantes pressions. L'analyse aborde trois principaux volets : un net ralentissement de l'emploi aux États-Unis, les conséquences des droits de douane américains sur la Chine, et, sur la base d'autres sources, la situation macro-financière de la Tunisie.

Le marché du travail américain affiche un sérieux coup de frein en 2025. La création nette d'emplois n'a atteint que 107, 000 au cours des quatre derniers mois, une chute vertigineuse comparée aux 868, 000 postes créés sur la même période fin 2024. Plusieurs secteurs, dont la construction, la fabrication et les services financiers, ont même enregistré des créations négatives ou quasi nulles au mois d'août.

Seuls les domaines de la santé et de l'hôtellerie-restauration ont résisté, affichant une croissance positive. Dans ce contexte, la pression sur les salaires s'atténue, avec une augmentation horaire modérée de 3,7 % sur un an. Face à une inflation persistante, la Réserve fédérale (Fed) pourrait néanmoins opérer plusieurs baisses de taux d'intérêt avant fin 2025, adoptant une posture monétaire plus accommodante.

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De l'autre côté du Pacifique, les tarifs douaniers imposés par les États-Unis grèvent lourdement les exportateurs chinois. Seulement 9 % du coût de ces taxes serait absorbé par la Chine, le reste étant supporté par les importateurs américains.

Cette mesure pèse sur les ventes chinoises et suscite des inquiétudes quant à la santé des usines tournées vers l'export. En réaction, Pékin renforce ses alliances stratégiques, notamment avec l'Inde et la Russie. Parallèlement, une croissance monétaire vigoureuse et une politique accommodante dopent les marchés actions, attirant massivement les investisseurs locaux et internationaux qui délaissent les produits à revenu fixe au profit des actions.

Dans la zone euro, l'inflation a connu une légère poussée en août, atteignant 2,1 % en glissement annuel, son plus haut niveau depuis avril. L'inflation sous-jacente est, quant à elle, restée stable à 2,3 %.

Si le ralentissement de l'inflation dans les services est un signal positif pour la Banque centrale européenne (BCE), le taux global demeure au-dessus de l'objectif de 2 %. La BCE pourrait donc choisir de maintenir ses taux directeurs inchangés pour le reste de l'année. Les tensions inflationnistes mondiales, exacerbées par la guerre commerciale américaine, constituent un risque haussier supplémentaire.

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