Le Président de la République a encore une fois réaffirmé, lors d'un Conseil des ministres, tenu le 12 septembre, que «la Tunisie est en train d'avancer sans retour en arrière, poursuivant ainsi son processus révolutionnaire dans tous les domaines».
Une affirmation tout à fait fondée, surtout que l'économie nationale continue à multiplier les indicateurs rassurants, notamment au niveau de ses fondamentaux. On retient surtout un taux de croissance de 3,2% au 2e trimestre de l'année en cours, un déficit qui serait ramené à 5,3% au terme de 2025 et un niveau de réserves en devises satisfaisant.
Ce qui donne plus de légitimité à l'affirmation du Président de la République, c'est la nouvelle appréciation de l'agence internationale Fitch Ratings, qui vient de relever la note souveraine de la Tunisie de CCC+ à B-, en plus, surtout, d'une perspective stable.
Une revalorisation qui repose sur l'amélioration, dit-on dans le rapport, «de la situation extérieure du pays, avec une réduction du déficit courant et une résilience des investissements directs étrangers, ainsi qu'à un soutien financier continu des partenaires internationaux».
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Il est important de rappeler que cette agence internationale a déjà relevé, en septembre 2024, la note souveraine de la Tunisie, en se félicitant, au passage, de sa solidité financière et de sa capacité de répondre, favorablement, à ses besoins de financement budgétaire. Une double valorisation, en l'espace d'une année, qui en dit long sur l'efficacité des programmes de redressement engagés.
Il est évident que la discipline budgétaire adoptée et la profondeur des réformes engagées ont réussi à transformer la physionomie de notre économie, à élargir notre capacité de stabilisation financière et à améliorer sensiblement notre environnement des affaires.
Les derniers résultats confortent ce constat. A titre indicatif, les investissements, notamment dans le secteur industriel, ont connu, comme le souligne l'enquête semestrielle de l'Institut national de la statistique un rebond significatif, notamment au niveau mécanique et électrique ou encore en ce qui concerne les matériaux de construction.
En même temps, et malgré la complexité de la conjoncture et surtout la volatilité du marché mondial, la Tunisie continue à honorer ses engagements financiers internationaux et se retrouve loin de tout risque d'un défaut de paiement. Et c'est, de toute évidence, ce facteur bien particulier qui semble renforcer davantage le capital-confiance des instances financières internationales.
Mais ce qui enchante réellement, c'est certainement les perspectives positives de l'économie nationale, car elles laissent entendre des marges de progression beaucoup plus importantes.
N'oublions pas justement que l'économie tunisienne est encore au début de ses chantiers de redressement, et il n'yaura, comme le réaffirme le Chef de l'Etat, aucun répit tant que les objectifs stratégiques n'ont pas été réalisés