Afrique du Sud: Les meurtres liés aux tensions entre taxis et VTC se multiplient

Le conflit entre opérateurs de taxis et VTC prend en ampleur. Dans la province du Gauteng par exemple, où se situent Johannesburg et Pretoria, 59 meurtres liés aux taxis ont été enregistrés au cours des trois premiers mois de l'année. Le dernier pic de violence date du mois d'août, où un chauffeur Uber a été abattu à Soweto.

L'affaire avait suscité l'émotion partout en Afrique du Sud. Le mois dernier, un jeune chauffeur VTC s'arrête devant un centre commercial de Soweto dans zone contrôlée par la communauté taxi. L'homme de 27 ans est alors pris à partie, puis il est abattu et sa voiture est incendiée.

Cet événement remet la question des violences dans le secteur du transport au coeur de l'actualité sud-africaine. Si l'enquête est toujours en cours, la police privilégie la piste d'une nouvelle intimidation des taxis. Ces minibus blancs et jaunes, omniprésents sur les routes, sont parfois infiltrés par des réseaux mafieux.

En plus des règlements de compte mortels entre syndicats rivaux, qui se battent pour les itinéraires les plus rentables, ils déclarent la guerre aux VTC. Certains chauffeurs expliquent devoir payer des syndicats de taxis pour accéder à certaines zones.

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La principale organisation de taxi, Santaco, reconnaît une certaine responsabilité, pour avoir laissé cette criminalité s'enraciner. Une nouvelle unité spéciale de la police a récemment vu le jour, dédiée aux taxis. Et le ministère des Transports mise sur une nouvelle série de régulations pour apaiser les tensions.

Avec ces régulations, on clarifie vraiment leur légalité. En d'autres termes, on mets les services VTC au même niveaux que les taxis minibus. Par conséquent, les VTC devront obtenir une licence d'exploitation, avec une zone où ils sont censés opérer, afin de partager l'espace intelligemment. 

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