La création, à l'initiative du Chef de l'Etat, d'une brigade municipale pour la lutte contre la spéculation, en association avec les structures de contrôle économique, vient donner plus de profondeur aux programmes déjà en place.
Mais ce qui fait la spécificité de cette nouvelle unité, c'est qu'elle chercherait, avant tout, à créer une nouvelle culture de commercialisation, reposant, essentiellement, sur la prévention, la responsabilisation et la sensibilisation.
Le lancement, tout récemment, de la brigade municipale de lutte contre la spéculation et le monopole, vient, encore une fois, conforter, au concret, la vision du Président Kaïs Saïed, qui fait de la réinstauration de l'Etat social une priorité stratégique et un fondement civilisationnel.
Un Etat social qui tient compte, en permanence, du bien-être du citoyen, de sa dignité, et aussi et surtout de sa sécurité alimentaire.
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Il est évident que pour le Président de la République, «la guerre» contre la spéculation et le monopole est une opération sans répit. Car ce fléau ne cesse de constituer une menace sérieuse à la cohérence sociale et plus grave encore à la stabilité économique, surtout qu'il touche à la consommation, l'un des fondements de toute politique de développement économique.
Le lancement de cette nouvelle unité ne signifie pas qu'elle aurait pour mission essentielle de sanctionner et de sévir mais plutôt de prévenir et de responsabiliser, en créant, progressivement, une nouvelle culture de commercialisation responsable et civique, fondée fondamentalement sur le respect des règles concurrentielles, la préservation du pouvoir d'achat de la famille et la sécurisation du marché à la faveur d'un approvisionnement régulier et équitable.
Le respect des règles concurrentielles est d'autant plus important qu'il aurait pour mérite de réactiver le marché, de le diversifier, de l'innover et de l'unifier. Loin de toute segmentation.
Respect des règles concurrentielles
Cette nouvelle unité est, en quelque sorte, une cellule de veille, qui portera la casquette du régulateur qui mise sur la stabilité du marché, la transparence des différentes transactions et sur la bonne coordination entre les différents acteurs et intervenants.
On reconnaît toutefois que la lutte contre la spéculation est beaucoup plus complexe qu'on ne peut se contenter seulement du rôle de la brigade municipale ou encore des actions des agents de contrôle économique.
Cette «guerre» suppose aussi tout un environnement d'affaires bien favorable, reposant essentiellement sur un niveau d'investissements beaucoup plus élevé, un rythme d'intégration de nouveaux acteurs économiques assez soutenu, un cadre règlementaire approprié et politique d'incitations motivante.
Cela suppose également la régulation urgente du marché informel qui fausse encore les règles concurrentielles et constitue toujours une menace à la stabilité du marché. Cela ne signifie, certainement, pas réprimander cette composante mais plutôt de la régulariser et de la soumettre à des règles claires qui tiennent compte des spécificités du secteur.
C'est-à-dire créer une association intelligente entre le formel et l'informel et former même des regroupements professionnels qui aideraient à renforcer encore plus le marché et non pas à le déstabiliser ou encore le segmenter.