Luanda — L'Angola peut désormais compter sur l'expertise technico-institutionnelle du Royaume-Uni pour renforcer sa coopération dans le domaine des partenariats public-privé (PPP) et des meilleures pratiques internationales, grâce à un protocole d'accord signé lundi à Luanda entre les deux pays.
Le document, signé par le ministre du Plan, Victor Hugo Guilherme, et l'ambassadeur du Royaume-Uni en Angola, Bharat Joshi, vise également à développer un mécanisme de préparation de projets (MPP), un outil essentiel pour optimiser l'efficacité, garantir la transparence et accroître l'attractivité des projets pour le secteur privé.
À propos, le dirigeant angolais a déclaré que la signature du protocole transcende la formalité d'un acte diplomatique et représente la consolidation d'un partenariat stratégique fondé sur la confiance, la coopération mutuelle et des objectifs de développement partagés.
Dans ce contexte, le ministre du Plan a annoncé le lancement prochain du Portail des PPP, une plateforme numérique accessible au public qui renforcera la transparence et l'attractivité du portefeuille de projets, en mettant en avant, en particulier, ceux axés sur la résilience climatique, l'innovation technologique et l'inclusion sociale.
Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres
Il a mentionné que l'Angola souhaite adapter l'engagement et l'innovation à sa réalité, grâce à un partenariat qui contribue au développement des talents nationaux, à l'exécution de contrats équilibrés, à l'atténuation des risques et à l'attraction d'investissements responsables.
Selon Victor Hugo Guilherme, l'Angola traverse un processus de transformation structurelle qui exige résilience, inclusion et durabilité, avec l'adoption d'instruments robustes et l'établissement de partenariats solides, ainsi que d'acteurs dotés d'une expérience internationale reconnue.
Il a noté que le Gouvernement mettait en oeuvre un Mécanisme de Préparation des Projets (MPP), conçu pour accélérer le développement d'initiatives stratégiques et garantir que les projets répondent aux normes internationales de qualité, de rigueur et de transparence.
Pour sa part, l'ambassadeur britannique, Bharat Joshi, a souligné que le document signé vise à approfondir l'échange d'expériences concernant la mise en oeuvre et le suivi général des processus des PPP, notamment en matière de formation des ressources humaines et de diffusion des méthodologies et des meilleures pratiques.
Il a ajouté que l'objectif est d'attirer des investisseurs privés britanniques potentiels et de créer des opportunités d'investissement dans des projets d'infrastructures en Angola, en mettant l'accent sur les études réalisées par le MPP, ainsi que de développer des programmes et des ateliers de formation pour les fonctionnaires sur l'importance et le fonctionnement des PPP.
Il a également ajouté que l'objectif est de fournir une assistance technique et des formations aux entreprises privées afin d'améliorer leur capacité à participer à des projets de partenariat.
Bharat Joshi a également salué le fait que l'Angola soit en train de revitaliser et de renforcer les partenariats public-privé, après avoir approuvé une législation spécifique dans ce domaine.
Il a également souligné l'approbation du Plan opérationnel pour la structuration des partenariats public-privé (POEP), actuellement en cours d'analyse.
Il a indiqué que le Royaume-Uni possède une vaste expérience en matière des PPP et peut constituer une source précieuse d'apprentissage et d'expérience à reproduire en Angola.
Il a également affirmé que, dans le cadre du projet « Diversifica Mais », l'Angola mettait en place un mécanisme de préparation de projets (MPP), dont l'objectif principal est de promouvoir et d'assurer le développement de projets d'infrastructures dans le cadre de partenariats public-privé.
L'importance de la coopération entre l'Angola et le Royaume-Uni repose sur la vaste expérience britannique en matière des PPP, notamment la création de l'Autorité nationale pour la transformation des infrastructures et des services (NISTA) en avril 2025 et un portefeuille de plus de 900 projets achevés dans des secteurs tels que la santé, l'éducation, les transports, le logement, la défense et les technologies de l'information.