Ile Maurice: Bruneau Laurette - «Si Rama Sithanen ne démissionne pas, j'organiserai une manifestation avec les Mauriciens»

18 Septembre 2025

Bruneau Laurette hausse le ton. Pour lui, la nomination de Rama Sithanen à la tête de la Banque de Maurice est une provocation de trop. «Si Rama Sithanen ne démissionne pas, les Mauriciens descendront en masse à Port-Louis, devant la Banque de Maurice», lance-t-il, convaincu que la population n'acceptera pas une telle décision.

Laurette souligne que ce n'est pas la première fois que des nominations controversées indignent l'opinion publique. «Nous en avons marre des parachutages. Regardez Bundhun placé à la tête de l'Aapravasi Ghat, alors qu'il y avait des personnes compétentes pour occuper ce poste. Même scénario avec Seewoosagar Nemchand à la tête de l'Agricultural Marketing Board. Arrêtez de prendre les Mauriciens pour des cons», martèle-t-il.

S'il dénonce ces choix politiques, l'activiste reconnaît toutefois une exception : «La seule nomination que j'applaudis, c'est celle de Megh Pillay. Voilà un profil crédible, expérimenté et respecté.» Mais pour lui, ces rares choix judicieux ne suffisent pas à masquer la dérive générale.

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Laurette rappelle que le gouvernement semble avoir oublié le message fort envoyé par les urnes en novembre 2024. «Les électeurs ont exprimé un ras-le-bol profond. Pourtant, le régime continue à faire la sourde oreille sur des revendications essentielles : la baisse du prix de l'essence, l'abandon du projet de repousser la pension à 65 ans, la dépénalisation du gandia, la reconnaissance du kreol dans la Constitution, ou encore la tenue d'un recensement ethnique.»

Selon lui, le gouvernement est en quête d'un «wake up call». «S'ils veulent une mobilisation de masse, ils vont l'avoir», avertit-il, rappelant qu'il avait déjà joué un rôle central lors de l'affaire Wakashio.

Enfin, Laurette ne cache pas son indignation face aux propos insultants récemment adressés à Aditi Boolell. «Nous sommes outrés. Le 8 mars, jour où l'on honore la femme à travers l'International Women's Day, entendre des injures et des propos dégradants envers une femme est inacceptable. Nous vivons dans une démocratie, un pays qui devrait respecter ses citoyennes. Or, c'est accablant de constater de tels dérapages à ce niveau.»

Pour Bruneau Laurette, une chose est claire : la colère gronde et si rien ne change, elle s'exprimera dans la rue

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