L'Union européenne (Ue) mettra en oeuvre à partir du 1er janvier 2026 ses exigences du Règlement relatif à la déforestation (Rdue) dans la production et la commercialisation du cacao et d'autres produits de rente en Côte d'Ivoire. C'est la précision faite par Alice Bisiaux, experte légale auprès de l'Institut européen de la forêt. C'est le 16 septembre 2025, à Abidjan-Plateau, à l'occasion d'un atelier stratégique ayant pour but de contribuer à la préparation de la filière ivoirienne cacao à ces exigences européennes.
« Le règlement sur la déforestation de l'Union européenne impose aux opérateurs qui souhaitent placer du cacao sur le marché de l'Union de s'assurer que le cacao ou les produits dérivés sont libres de déforestation, traçables et légaux », souligne Alice Bisiaux, au nom de l'Ue.
L'Union européenne prend de telles mesures, car elle considère que la déforestation et la dégradation des forêts dues à l'expansion des terres agricoles progressent à un rythme alarmant. En tant que consommatrice de ces produits associés à la déforestation, elle décide d'adopter des règlements pour réduire l'impact de sa consommation.
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Relativement à l'élaboration de ce Règlement sur la déforestation de l'union (Rdue), les experts européens avaient initié des dialogues, notamment sur le cacao durable avec les autorités de certains pays producteurs, dont la Côte d'Ivoire depuis 2021. L'objectif était de préparer les pays au respect de ces obligations.
Ainsi, depuis juin 2023, le Rdue est déjà entré en vigueur, selon l'Ue. Ce sont les principales obligations qui s'appliqueront à partir de janvier 2026 à toutes les entreprises concernées, à l'exception des micros et petites entreprises. Pour lesquelles les exigences seront mises en oeuvre au mois de juin de la même année.
N'Guessan Rodrigue, directeur général du développement rural au ministère d'Etat, en charge de l'Agriculture, au nom du ministre d'Etat Kobenan Kouassi Adjoumani, a expliqué qu'au niveau du gouvernement comme des opérateurs économiques, il y a des efforts qui sont faits afin de véritablement accélérer la préparation des différentes filières.
Il souhaite tout de même qu'un cadre soit mis en place à l'effet de poursuivre les discussions avec l'Ue. Car dit-il, à cette date du 1er janvier, il est clair que la Côte d'Ivoire « ne pourra pas être totalement prête ».