Sénégal: Le projet de loi relatif au Code des investissements ne doit pas être examiné en procédure d'urgence, selon Tafsir Thioye

Dakar — Le député Tafsir Thioye (non-inscrit) a dénoncé, jeudi, à Dakar, l'examen en procédure d'urgence du projet de loi relatif au Code des investissements, un texte tellement important que le gouvernement et l'Assemblée nationale devraient, à son avis, lui consacrer beaucoup de temps.

"On ne doit pas procéder à un examen en procédure d'urgence du Code des investissements, on doit prendre le temps de l'examiner de fond en comble et de l'expliquer avant de venir en débattre à l'Assemblée nationale", a soutenu M. Thioye.

Il participait à une séance plénière de l'Assemblée nationale consacrée à l'examen de projets de loi relatifs au Code des investissements, au Code général des impôts et à l'institution d'une redevance sur les télécommunications.

En raison de son importance et de sa technicité, le Code des investissements ne doit pas être examiné en procédure d'urgence, a insisté Tafsir Thioye.

Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn

Il a promis, toutefois, de le voter en raison de l'appel lancé par le ministre des Finances et du Budget en faveur d"'un pacte", d"'un engagement citoyen et patriotique" autour de ce projet de loi.

Le précédent Code des investissements n'a pas permis au Sénégal d'atteindre ses résultats "en termes d'investissements directs étrangers", a relevé M. Thioye.

Il a dénoncé aussi la suspension, il y a plusieurs mois, de nombreux chantiers du bâtiment et des travaux publics, une mesure que le gouvernement avait prise en raison de soupçons d'attributions non règlementaires de terrains, dans la région de Dakar notamment.

"On ne doit pas se lever un bon matin et arrêter des chantiers. Si les investisseurs voient cela, ils ne viendront pas [au Sénégal] parce que ça ne garantit pas [...] la sécurité et la stabilité juridiques", a argué Tafsir Thioye.

"Personne ne doit [empêcher] la richesse, ni par la parole ni avec des lois. On doit la laisser prospérer", a-t-il ajouté pour dénoncer les restrictions faites par les autorités actuelles du pays dans certains secteurs d'activité, par souci, selon elles, de transparence.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.