À quelques semaines de l'élection présidentielle camerounaise prévue en octobre 2025, Issa Tchiroma Bakary, candidat du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), se défend vigoureusement contre les accusations d'enrichissement illicite qui entachent sa longue carrière ministérielle.
Dans une interview accordée à Jeune Afrique, l'ancien porte-parole du gouvernement affirme n'avoir jamais détourné un franc de l'État, déclarant : « Je n'ai qu'un seul compte dans une seule banque. Si j'avais volé quoi que ce soit, cela se serait su » . Bien qu'il ait été désigné comme candidat consensuel de l'opposition par l'UPC2025, ce choix peine à rassembler pleinement les autres prétendants, qui n'ont pas encore officiellement apporté leur soutien. Cette situation révèle les tensions au sein de l'opposition à l'approche du scrutin, où la question de l'intégrité des candidats reste un enjeu majeur.
Tchiroma, figure politique connue pour son franc-parler, tente ainsi de restaurer une image écornée par des années de participation au pouvoir et de répondre aux critiques sur sa gestion financière passée. Le climat électoral camerounais, déjà marqué par une forte polarisation, pourrait être influencé par ces accusations récurrentes de corruption, qui visent souvent les anciens membres du gouvernement. La capacité de Tchiroma à unifier l'opposition et à convaincre de sa probité sera déterminante pour sa campagne.