Togo: Le rappeur Aamron inculpé et placé sous contrôle judiciaire

Au Togo, le rappeur et militant Aamron a été, à nouveau, interpellé, vendredi 19 septembre, puis placé en garde à vue et inculpé, en fin de journée. Il a été néanmoins libéré et placé sous contrôle judiciaire. Fin mai, une première interpellation avait été l'un des déclencheurs des manifestations, au cours desquelles sept personnes ont été tuées, selon des organisations de la société civile. Cette nouvelle arrestation est visiblement liée, selon ses avocats, à celle de l'ancienne ministre Marguerite Gnakadè qui est, elle, en détention.

« Aamron va bien, il est serein », indique l'un des proches de la star togolaise qui évoque « un dossier judiciaire totalement vide. »

Interpellé, vendredi 19 septembre, à son domicile, à Lomé, à 7h30 (heure locale), Narcisse Essiwé Tchalla - à l'état civil - a été présenté, en début de soirée, au doyen des juges.

C'est ce magistrat qui a donc formellement inculpé l'artiste pour « trouble aggravé à l'ordre public, appel au soulèvement populaire et incitation de l'armée à la révolte ».

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Ce sont les mêmes chefs d'inculpation qui ont été notifiés à Marguerite Gnakadè mais l'ancienne ministre des Armées - qui a notamment appelé à la démission du président Faure Gnassingbé - est aussi poursuivie pour atteinte à la sureté de l'Etat, motif qui a visiblement entrainé son placement en détention.

Placé sous contrôle judiciaire, Aamron est ressorti libre de son audition avec le juge, à 21h30 (heure locale). Son passeport confisqué, il lui est interdit de quitter le territoire togolais. Interdiction également de s'exprimer sur ce dossier car « le secret de l'instruction impose le silence », précise l'un de ses avocats avant d'ajouter que « la procédure ne fait que débuter. Nous attendons d'avoir des éléments concrets. Notre client va bien évidemment répondre aux futures convocations du juge. »

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