En Côte d'Ivoire, le parti de l'ancien président Laurent Gbagbo annonce que 18 de ses militants récemment interpellés par les forces de sécurité ont été libérés dans la nuit de mercredi à jeudi. Depuis le début du mois d'août, le PPA-CI affirme être victime d'une vague d'arrestations.
Parmi les militants libérés figurent des responsables fédéraux du PPA-CI d'Issia, de Divo ou encore de Bonoua. En tout, 34 militants avaient été interpellés ces dernières semaines, selon Patrice Kouté, le secrétaire général adjoint en charge des détenus politiques qui regrette la méthode employée : « Certains militants de Zikisso ont été enlevés de nuit, à leur domicile, par des hommes encagoulés. Ce sont des enlèvements », souligne ce responsable qui dénonce le manque de communication autour de ces interpellations.
« Tous étaient accusés de trouble à l'ordre public », indique le PPA-CI. Ces 18 militants auraient été interrogés pendant plusieurs jours sans la présence d'un avocat, ajoute le secrétaire général en charge des détenus politiques dans ce parti.
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Des accusations que le procureur dément. « La Côte d'Ivoire ne connaît ni enlèvements, ni séquestrations, ni disparitions forcées », assure Oumar Braman Koné, dans un communiqué. Selon le procureur, « toutes les personnes interpellées font l'objet de procédures d'enquête régulières et de jugement et sont, si nécessaire, détenues conformément à la loi ».
Quant à l'usage de cagoules par les agents de police et de la gendarmerie lors des interpellations, cela procède, précise-t-il, « d'un mode opératoire propre à certaines unités ».