Une mission d'évaluation a rencontré le corps préfectoral et des conseillers régionaux.
Dans le cadre du Programme de renforcement de la sécurisation foncière rurale (Presfor) et du Programme d'appui à la sécurisation foncière rurale (Pasfor), une mission d'évaluation d'étape s'est déroulée le 11 septembre 2025, à la ferme Lokoli à Sinématiali, avec la participation du corps préfectoral et des conseillers régionaux des régions du Poro et du Tchologo.
Faisant le point de la mise en oeuvre du processus, six mois après son lancement par le Cabinet de géomètre expert Diallo Sékou (Cgeds) et par l'Agence foncière rurale (Afor), Sékou Diallo, directeur général du Cgeds, s'est réjoui de constater que les projets enregistrent des avancées significatives, témoignant d'une dynamique positive sur le terrain. « Ce bilan d'étape illustre non seulement les progrès déjà réalisés, mais traduit également notre engagement commun à bâtir une sécurisation foncière durable au service du développement et de la paix sociale dans notre pays », a-t-il déclaré.
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À ce stade du processus, le directeur général du Cgeds a précisé que la phase préparatoire est pleinement achevée, et que l'ingénierie socio-foncière a atteint un niveau de réalisation remarquable dans le Poro, tout en progressant de manière encourageante dans le Tchologo.
« Si la délimitation des territoires villageois demeure encore limitée, la certification foncière, en revanche, affiche des résultats solides, traduisant l'adhésion croissante des populations, particulièrement dans le Tchologo », a-t-il souligné. Il s'est par ailleurs félicité de ce que ces acquis soient le fruit de la forte mobilisation des communautés rurales, de l'implication déterminante des autorités administratives et techniques, ainsi que de la synergie exemplaire avec l'Afor, dont l'appui constant a été décisif pour atteindre ces résultats probants.
La réussite de ces projets repose également sur la mobilisation de ressources matérielles importantes : remise de 30 véhicules, de 200 motos, de 300 tablettes, d'équipements topographiques, d'ordinateurs et d'imprimantes. « Grâce à ces moyens modernes, plus de 1 000 agents sont mobilisés quotidiennement et organisés en 25 brigades topographiques, capables de lever et dresser jusqu'à 25 000 hectares par jour et de mener plus de 500 enquêtes foncières chaque jour », a indiqué le directeur général du Cgeds.
Si l'exécution de ces projets demeure perfectible, plusieurs solutions concrètes ont été préconisées pour renforcer l'efficacité du processus. Il s'agit de régler définitivement la question du rattachement des villages concernés aux sous-préfectures, de mettre à jour la liste officielle des villages conformément aux arrêtés de création, d'accélérer les opérations de délimitation des territoires villageois, d'accentuer les dialogues inter-communautaires et les actions de clarification des droits coutumiers, ainsi qu'assurer un meilleur encadrement des villages dans la désignation de leurs représentants.
Larissa Bagnon Coulibaly, directrice des circonscriptions administratives, représentant Ibrahima Bayo, directeur général de l'administration du territoire, a salué les avancées majeures enregistrées par le Cgeds. « Je réaffirme l'engagement du corps préfectoral à accompagner le processus de sécurisation foncière afin qu'il soit un succès dans nos régions et au-delà », a-t-elle assuré.
Notons que le Presfor est financé par la Banque mondiale, tandis que le Pasfor bénéficie du financement de l'Agence française de développement (Afd). Ces projets visent, à terme, à promouvoir la paix sociale, à renforcer la cohésion communautaire et à garantir un développement agricole durable.