Congo-Kinshasa: Après le «scandale Divine Kumasamba», le gouvernement sévit face aux hôpitaux défaillants

En République démocratique du Congo (RDC), le gouvernement sévit après un scandale ayant coûté la vie à une jeune femme il y a dix jours après que deux hôpitaux lui ont refusé des soins, faute d'argent.

Désormais, le ministre de la Santé interdit - sur toute l'étendue de la RDC - aux hôpitaux publics et privés de refuser les soins aux patients en état critique. Chaque établissement devra réserver une marge financière pour les cas d'urgence. Une décision saluée par la société civile dont le Mouvement national des consommateurs lésés (MNCL) qui avait manifesté contre les hôpitaux privés.

Pour Joël Lamika, coordonnateur de ce mouvement, il faut une solution structurelle, dit-il à Pascal Mulegwa, notre correspondant à Kinshasa : « Nous avons manifesté pour obtenir - notamment - la suppression totale de cette politique de caution dans les hôpitaux tant privés que publics. Aujourd'hui, nous nous réjouissons justement de la réponse que le gouvernement a accordée à l'une de nos revendications. »

« Améliorer drastiquement » la qualité du service dans le public

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« Mais comme vous le savez, dit-il aussi, les hôpitaux publics ne sont pas bien équipés, ce qui explique justement l'engouement dans les hôpitaux privés. Si aujourd'hui les Congolais se dirigent vers les privés, ce n'est pas par plaisir, malgré que leurs prix soient exorbitants, mais c'est surtout pour obtenir un service de bonne qualité. »

« Nous demandons donc au gouvernement congolais d'améliorer drastiquement les services ou la qualité de service dans les hôpitaux publics sur toute l'étendue du territoire national. Il n'existe aucune véritable politique de santé publique en RDC, et les privés fixent le prix des différents services selon leur bon vouloir. Le mouvement propose donc au gouvernement de mettre en place une commission mixte, afin de s'assurer de la bonne exécution de toutes les décisions prises par lui », conclut le coordonnateur du Mouvement national des consommateurs lésés.

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