Aux Comores, l'opposition réunie à Ouani, sur l'île d'Anjouan, du 18 au 20 septembre, a signé une déclaration dénonçant le régime d'Azali Assoumani qu'elle juge oppressif et autoritaire. Elle réclame une transition sans lui, la libération des prisonniers politiques et appelle au soutien international. Ces assises ont aussi été marquées par des accusations d'entraves que la majorité dément.
À Ouani, l'opposition a dressé un front uni, mais affirme avoir subi pressions et intimidations. Elle accuse des partisans du pouvoir d'avoir perturbé ses travaux. Pour Daoudou Abdallah Mohamed, leader du parti Orange, ces blocages traduisent une dérive autoritaire. « Ces trois jours nous ont permis de sillonner l'île pour sensibiliser l'opinion sur la situation politique du pays et dénoncer les privations des libertés et les interdictions des rassemblements politiques, même dans les lieux privés. Malheureusement, au moment où nous avons voulu faire la restitution à l'opinion publique, des partisans de la CRC ont investi la salle pour nous empêcher de créer cette restitution, sous l'oeil de la police nationale qui avait quadrillé la ville », explique-t-il.
Le CRC rejette ces accusations
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Soilihi Mohamed Djounaid, troisième secrétaire national de la CRC, le parti au pouvoir, rejette ces accusations. « Le parti CRC n'a pas mandaté qui que ce soit pour empêcher quoi que ce soit sur le terrain. Le gouvernement non plus. On ne peut pas demander à des militants de cesser parce qu'on n'a pas donné des ordres pour faire quoi que ce soit. Moi, je pense que c'est eux-mêmes qui organisent cela pour peut-être démontrer à la population que c'est nous qui les empêchons », dit Soilihi Mohamed Djounaid.
Dans sa déclaration de Ouani, l'opposition exige également la libération des prisonniers politiques, dont l'ancien président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, et une transition démocratique sans le président Azali Assoumani, de retour au pouvoir depuis 2016.
