Guinée: Référendum constitutionnel - «Nous n'avons pas noté d'incidents majeurs», souligne un observateur

Quelque 6,7 millions de Guinéens, sur environ 14,5 millions d'habitants, étaient appelés aux urnes le 21 septembre 2025 pour un référendum portant sur une nouvelle Constitution devant remplacer la Charte de transition. « La situation a été relativement plus pacifique que lors des élections antérieures », affirme Julien Oussou, coordinateur en charge du suivi, de l'analyse et de l'atténuation de la violence électorale pour le West Africa Network for Peacebuilding (Wanep, Réseau ouest-africain pour la consolidation de la paix), une des missions d'observation électorales déployées dimanche.

La Guinée a organisé, dimanche 21 septembre, un référendum sur un projet de nouvelle Constitution pour remplacer la Charte de la transition, le texte en vigueur depuis le coup d'État de septembre 2021 contre Alpha Condé.

Des centaines d'observateurs nationaux et internationaux ont sillonné le pays pour voir la régularité du vote et faire des recommandations. C'est le cas de Wanep, cette organisation de la société civile de la Communauté économiques des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao). Son coordinateur en charge du suivi, de l'analyse et de l'atténuation de la violence électorale, Julien Oussou dresse un premier bilan, au micro de notre correspondant à Conakry, Mouctar Bah.

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« Tous les observateurs sur le terrain ont été unanimes là-dessus »

« Avec un déploiement de 100 observateurs dans les zones à risque de violences électorales, le constat est que nous n'avons pas noté d'incidents majeurs. Et tous les observateurs sur le terrain ont été unanimes là-dessus. Nous n'avons pas noté de blessés ni de morts. Il y a eu quelques bureaux dans lesquels il y a eu de la tension, avec des propos injurieux qui ont été proférés, parce qu'il y avait une certaine lenteur dans la gestion de la file et de la queue d'électeurs », détaille-t-il.

« Nous avons surtout observé que les Guinéens sont sortis pour voter et, dans les rangs, par exemple, il y a eu assez de femmes que nous avons observé. Le constat est que la situation a été relativement plus pacifique par rapport aux élections antérieures », poursuit Julien Oussou.

Et de conclure : « Au terme de cette mission, une série de recommandations a été formulée, adressée au gouvernement : travailler à un environnement politique de dialogue inclusif pour que l'après-référendum puisse être favorable pour le développement du pays, demander à l'organe de gestion des élections de tirer les leçons de ce processus et d'améliorer ses opérations pour les processus à venir. »

Mamadi Doumbouya, 40 ans, dirige le pays depuis qu'il a renversé le président civil Alpha Condé en 2021.

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