Au Ghana, ils sont plusieurs dizaines de manifestants à s'être rassemblés entre dimanche et lundi 22 septembre à Accra pour dénoncer le galamsey, le nom local donné à l'orpaillage illégal et qualifié de « véritable fléau environnemental », un an jour pour jour après une première série de manifestations pour dénoncer le même problème. Les manifestants appellent le nouveau pouvoir arrivé en janvier à agir en urgence afin de sauver les forêts et les cours d'eau du pays.
« Arrêtez le galamsey maintenant ! » : voici ce qu'ont répété les manifestants réunis face au palais présidentiel dimanche soir, mais également dans les rues d'Accra le lendemain. Un cri du coeur, en réponse à l'urgence de la situation. « Ils n'extraient plus l'or comme avant. Aujourd'hui, ils utilisent des pelleteuses, du cyanure et d'autres produits chimiques. Quand on regarde nos rivières, on ne voit même plus la vraie couleur de l'eau. Elle est jaune ou marron. Tout ça à cause du galamsey », explique Kofi Komashi, l'un des organisateurs du rassemblement.
Des cours d'eau pollués au mercure et au cyanure, mais aussi des dizaines de milliers d'hectares de forêts et des terres agricoles détruites par l'exploitation minière... Un fléau qui, selon Daryl Bosu, activiste environnemental au sein de l'ONG « A Rocha Ghana », aurait dû prendre fin il y a plusieurs années déjà.
« Ne répétez pas les erreurs de la précédente administration »
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« Nous mettons le gouvernement en garde. Ne répétez pas les erreurs de la précédente administration. Le pouvoir actuel a certes mis en place certaines mesures, mais rien de permanent. Notre crainte c'est que si le gouvernement, pour une raison ou une autre, décide de s'intéresser à un autre problème, les gens retourneront dans les mines », pense-t-il.
Pour les manifestants, une seule solution : décréter l'état d'urgence dans les zones impactées, ce que refuse de faire jusqu'alors le président du Ghana, John Dramani Mahama.
