Tanzanie: Il découvre qu'il a vécu tout ce temps avec la lame de couteau dans le thorax

23 Septembre 2025

Il y a huit ans, lors d'une violente bagarre, un Tanzanien de 44 ans avait été poignardé à plusieurs reprises. Il avait malgré tout miraculeusement survécu. Mais en se rendant en urgence pour du pus qui s'écoulait depuis dix jours de son téton droit, l'homme a découvert qu'il vivait depuis avec une lame logée dans son torse. Un cas qui pose autant de questions médicales que sociales, comme l'explique Live Science sur la base d'un rapport publié le 31 mai dans la National Library of Medicine.

Une impressionnante réaction immunitaire

Dans le détail, l'imagerie médicale a pu montrer que le couteau a manqué de peu de toucher les organes vitaux de la victime. L'arme est entrée par le dos de l'homme, près de son omoplate droite. Elle s'est glissée entre sa cinquième et sixième côte. La pointe, elle, s'est arrêtée entre la troisième et la quatrième côte, à quelques centimètres du coeur et des poumons.

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Le coup de couteau avait occasionné à l'origine des fractures osseuses qui se sont résorbées avec le temps. Des couches de pus et de tissus nécrosés entouraient également la lame. Au-delà, le système immunitaire a créé une enveloppe protectrice autour de l'objet, une coque fibreuse à base de collagène. De cette façon, le corps étranger a pu rester isolé du reste de l'organisme et l'homme a pu passer huit ans avec un couteau dans le corps sans s'en rendre compte ou tomber malade.

Une simple désinfection

Cette encapsulation avait toutefois des limites en raison de la présence de cette accumulation de pus et de tissus nécrosés. C'est elle qui a fini par conduire le quadragénaire aux urgences. Après la découverte de la lame par les médecins, les chirurgiens ont donc procédé au retrait en toute sécurité du couteau en ouvrant la paroi thoracique, avant de drainer et de nettoyer la plaie occasionnée. Huit jours plus tard, aucune complication ou infection n'était à noter et l'homme était en parfaite santé.

Au-delà de son côté insolite, ce cas choque par ce qu'il révèle de la prise de charge des blessés dans les régions les plus précaires. Il est apparu qu'après la bagarre, l'homme n'avait reçu qu'une désinfection de ses plaies. Il n'avait ainsi fait l'objet d'aucun examen ou scanner. De quoi faire un cas inédit dans la littérature médicale.

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