Les discussions du grand rendez-vous diplomatique annuel ont débuté hier, 22 septembre 2025 à New York à l’occasion des 80 ans d’existence de l'Organisation des Nations unies fondée en 1945.
Cette assemblée générale, réunie depuis son ouverture, plusieurs représentants nationaux, de la société civile, des acteurs privés, mais surtout, 193 États membres à travers le monde, dont de nombreux dirigeants africains qui n’ont pas manqué de faire entendre leurs voix.
Le plaidoyer de Bassirou Diomaye Faye pour la Palestine
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Arrivé à New York le 21 septembre, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a été l’un des premiers chefs d’État africains à prendre la parole. Dans son discours, il a salué « le leadership de la France et de l’Arabie saoudite ainsi que l’engagement de tous pour la cause palestinienne », avant d’exprimer son indignation face à « la situation insoutenable à Gaza ».
Pour le chef d’État sénégalais, il n’est pas question de garder le silence face à cette situation, car le faire serait une « complicité passive ».
À travers la voix de son président de la République, le Sénégal a rappelé les principes des Nations unies qui reposent sur « la souveraineté des peuples, l’égalité des droits, la paix par la justice, le respect du droit international et la protection des populations civiles même en temps de guerre ».
Dans le même temps, le président Diomaye a souligné l’engagement constant du Sénégal pour une solution à deux États, palestinien et israélien vivant dans une proximité de paix, chacun à l’intérieur des frontières sûres et internationalement reconnues.
Concluant son allocution, le président Bassirou Diomaye Faye a abordé la Vision Sénégal 2050, qui donne aux femmes et aux jeunes une place importante puisqu’ils sont piliers de la stabilité et moteurs de la prospérité durable. Une vision qui s’inscrit dans la volonté de préparer les générations futures à vivre dans un environnement plus convivial, égalitaire et plus harmonieux pour leur développement.
Touadéra met l’accent sur l’éducation et l’égalité des sexes
Dans la poursuite des prises de parole, c’est la voix de la Centrafrique qui s’est fait entendre à travers le président Faustin-Archange Touadéra. Le président centrafricain est revenu sur plusieurs problématiques telles que l’éducation, l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes.
Sur la question de l’éducation, le président a souligné que la politique de gratuité de l’éducation a permis l’inscription de plus de 80 000 filles dans l’ensemble du pays durant cette année. S’agissant de la promotion de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes, il considère ces questions comme des priorités majeures pour la République centrafricaine.
Pour l’ancien patron de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), il était important de rappeler à l’assemblée générale que son pays respecte les nombreux engagements pris pour améliorer les conditions de vie des femmes. Par ailleurs, il a affirmé que les initiatives d’émancipation des femmes centrafricaines sont prises en compte dans le Plan National de Développement (PND RCA) 2024-2028.