À Juba, la capitale du Soudan du Sud, s'ouvre mercredi 24 septembre le troisième jour du procès de Riek Machar, vice-président suspendu et en résidence surveillée depuis fin mars, avec sept autres officiels de l'opposition. Ils sont jugés par un « tribunal spécial » composé de trois juges de la Cour suprême. La défense a demandé l'annulation d'un procès qu'elle juge « illégal ».
L'avocat de la défense, maître Geri Raimondo Legge, l'a encore plaidé lundi au second jour du procès de Riek Machar et de ses sept co-accusés : ce « tribunal spécial » n'est pas compétent pour se pencher sur les responsabilités du vice-président et de son parti dans l'incident de Nasir. Pour rappel, en mars dernier, un général sud-soudanais, 250 soldats ainsi qu'un pilote de l'ONU ont été tués par la « White Army », une milice considérée proche du mouvement de Riek Machar.
Pour la défense, ces violences doivent être considérées comme des violations du cessez-le-feu et donc être prises en charge, non pas par un tribunal spécial, mais par les instances prévues par l'accord de paix de 2018. Ce mercredi, les juges vont donc annoncer si oui ou non le tribunal spécial est compétent pour juger cette affaire.
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Autre point d'interrogation : la presse indépendante qui n'a pas pu couvrir les deux premières audiences y sera-t-elle autorisée ce mercredi par la sécurité ? Le président de la Cour, le juge James Alala Deng, a regretté mardi ce blocage et rappelé que le procès était ouvert au public comme aux journalistes. Les premiers jours du procès ont toutefois été retransmis en direct à la télévision publique.