Afrique: Déclaration de Beijing - Les États s'engagent, l'égalité des sexes à l'épreuve des actes

La Directrice exécutive d’ONU Femmes, Sima Bahous, prononce les remarques de clôture à la 69e session de la Commission de la condition de la femme, le 21 mars 2025, au siège des Nations Unies. (archive)
24 Septembre 2025

Le 30e anniversaire de la Quatrième Conférence mondiale sur les femmes a été commémoré le 22 septembre, en marge de la 80e Assemblée générale des Nations Unies (UNGA80). L'événement visait à célébrer la Déclaration de Beijing, considérée comme l’un des cadres mondiaux les plus visionnaires en matière d’égalité des sexes.

Selon ONU Femmes, cette rencontre a permis de réaffirmer que les droits des femmes et des filles doivent demeurer une force unificatrice à l’échelle mondiale.

La réunion a réuni 155 intervenants, dont 15 chefs d’État et 10 chefs de gouvernement, parmi lesquels figuraient huit femmes. L’agence onusienne estime que les dirigeants présents ont franchi un cap en allant au-delà des discours pour formuler des engagements concrets : 109 gouvernements nationaux ont ainsi présenté 212 actions nationales dans le cadre de l’Agenda d’action Beijing+30. Il s’agit, selon ONU Femmes, de la prise de position multilatérale la plus significative en faveur des droits des femmes et des filles depuis trois décennies.

La Directrice exécutive d’ONU Femmes, Sima Bahous, a toutefois souligné l’importance de traduire ces engagements en actes. Elle a appelé les États à faire de l’égalité entre les sexes une priorité politique et budgétaire durable :

Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn

« Vos paroles d’aujourd’hui doivent être suivies par du courage demain : dans les politiques que vous adoptez, les budgets que vous allouez et les changements que vous portez avec et pour les femmes. Ces actions dessinent une carte du possible, et nous savons ce que ce possible peut accomplir quand nous agissons ensemble. Car l’égalité des sexes reste une force unificatrice pour le monde. »

Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a rappelé de son côté que les droits des femmes ne sauraient être relégués à un enjeu secondaire :

« L’égalité des droits et des chances pour les femmes et les filles n’est pas une question partisane. C’est une exigence mondiale – et le fondement de la paix, de la prospérité et du progrès. Les Nations Unies sont à leurs côtés, et tous les dirigeants devraient en faire autant, en s’exprimant et en agissant pour concrétiser la vision de la Déclaration de Beijing. »

L’événement a également marqué la première grande initiative de S.E. Annalena Baerbock, nouvelle Présidente de l’Assemblée générale et cinquième femme à occuper ce poste depuis la création de l’ONU :

« Nous nous tenons sur les épaules de géantes, de femmes qui ont tracé la voie pour nous. Aujourd’hui, nous célébrons les femmes courageuses qui se sont battues pour chaque phrase de la Déclaration de Beijing. Leur lutte a porté ses fruits, mais 30 ans plus tard, la révolution reste inachevée. »

La commémoration s’inscrit également dans un contexte de renforcement du multilatéralisme, avec l’adoption par consensus d’une résolution visant à revitaliser la Commission de la condition de la femme, présentée comme un héritage structurant du processus Beijing+30.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.