À Madagascar, l'école d'acteurs et de scénaristes Ekaa a présenté mardi 23 septembre au public ses dernières pépites : dix jeunes issus de la 3e promotion, formés pendant douze mois intensifs aux métiers de la scène et de l'écriture. Leurs réalisations de l'année ont été projetées au cinéma, devant un public de curieux, mais aussi de professionnels du secteur venus repérer leurs futures recrues.
Le bruit des vagues, un film de 37 minutes réalisé et interprété par les élèves d'Ekaa, est une belle performance cinématographique. À l'écran, les jeunes acteurs plongent le spectateur dans un drame intime : le cheminement du deuil.
Dans le rôle de la veuve, Miora Sant bouleverse. Ce rôle, espère-t-elle, sera le premier d'une longue série. « On voit que le cinéma malagasy commence à prendre son envol et j'espère que ça va continuer comme ça. Et bien sûr, j'espère en faire partie ! J'ai envie de continuer d'explorer, d'apprendre et de jouer, sur grand écran comme sur petit ».
Une vitrine pour l'enseignement
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Cette journée de présentation des talents de l'école est une vitrine de la qualité de l'enseignement. Mais c'est aussi, souligne Franco Clerc, cofondateur d'Ekaa, « un moment clé pour créer des passerelles avec les professionnels ».
« Ça permet aussi aux producteurs ou aux créatifs de vraiment être libres dans leurs envies de création. Parce qu'ils savent que derrière, ils pourront compter sur des acteurs, des scénaristes, des metteurs en scène capables de porter leurs projets avec un vrai niveau de qualité ».
Un cinéma malgache en regain d'énergie
La preuve : à l'issue de l'événement, une maison de production s'est déjà rapprochée d'Aina Anznah, fraîche diplômée de la section Storyroom. Un pré-recrutement qui donne des ailes à la jeune femme. « Moi, j'ai toujours voulu être réalisatrice et scénariste. Et là, il y a des gens qui sont intéressés pour que j'intègre un pool de scénaristes, pour travailler sur un projet international, donc forcément, je suis très contente aujourd'hui ! »
L'an dernier déjà, les quatre talents de la promotion précédente avaient trouvé leur place sur des projets de films, de doublage ou de publicité. De quoi nourrir l'espoir d'un secteur en plein regain, au moment où l'île vient de se doter du plus grand studio de production audiovisuelle de l'océan Indien.