Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, les États-Unis ont signé une série d'accords avec plusieurs pays pour expulser des migrants clandestins. Parmi ces pays figure l'Eswatini (ex-Swaziland), qui a accueilli le 7 juillet 2025 un ressortissant jamaïcain renvoyé par Washington. Ce dernier a finalement été rapatrié en toute discrétion vers la Jamaïque.
Après avoir parcouru des milliers de kilomètres depuis les États-Unis vers l'Eswatini en juillet, Orville Isaac Etoria a refait le chemin inverse au-dessus de l'Atlantique le week-end dernier, jusqu'en Jamaïque, son pays d'origine.
Il faisait partie d'un groupe de cinq ressortissants étrangers - originaires du Vietnam, du Laos, du Yémen, de Cuba et donc de Jamaïque - qualifiés de « barbares » par l'administration de Donald Trump. Tous avaient été incarcérés dans une prison de haute sécurité à Mbabane, capitale de l'Eswatini, dès leur arrivée.
Selon les autorités d'Eswatini, « un arrangement a été négocié » pour permettre à Etoria d'être renvoyé chez lui, à sa demande. Aucun détail n'a été fourni sur les modalités de son départ ni sur qui a payé le voyage. Seule précision : son retour a été facilité par l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).
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Des accords controversés
Ces expulsions s'inscrivent dans le cadre du programme américain de transfert de migrants vers des pays tiers. Selon Human Rights Watch, qui a pu consulter l'accord entre Washington et Mbabane, le royaume aurait accepté de recevoir jusqu'à 160 migrants en échange de 5,1 millions de dollars pour aider à sécuriser ses frontières.
Des ONG locales ont saisi la justice, estimant que cet accord est inconstitutionnel, car confidentiel et non soumis à l'approbation du Parlement.