Afrique: BirdLife international outille les Points focaux Ramsar et AEWA de trois pays africains

Dakar — Des Points focaux nationaux de la Convention de Ramsar et de l'Accord sur la conservation des oiseaux d'eau migrateurs d'Afrique-Eurasie (AEWA), venus de Mauritanie, de Guinée-Bissau et du Sénégal se réunissent à Dakar pour une session de renforcement de capacités à l'initiative de BirdLife International, une ONG œuvrant pour la protection de la nature et des oiseaux en particulier.

La rencontre de trois jours, organisé avec l'appui du projet CREAF (Climate Resilience East Atlantique Flyway) vise à outiller les participants afin de mieux mettre en oeuvre les recommandations de la 15e Conférence des Parties (COP15) de Ramsar, tenue en juillet dernier au Zimbabwe.

Il s'agit aussi de préparer la participation des pays à la prochaine réunion de l'AEWA (MOP9).

Au programme de cette sessions figurent des modules sur le fonctionnement des conférences internationales, l'intégration des résolutions dans les politiques nationales, les stratégies de négociation, ainsi que la promotion des synergies entre les deux conventions.

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S'exprimant au nom des représentants des trois pays, Mohamed Abdellah Seme, point focal Ramsar de la Mauritanie a souligné que "cet atelier arrive à un moment crucial".

"En tant que pays partageant des zones humides vitales le long de la voie de migration Est-Atlantique, la Mauritanie, la Guinée-Bissau et le Sénégal s'engagent à traduire les recommandations de la COP15 de Ramsar en actions nationales concrètes", a-t-il déclaré.

Amadou Diallo, chargé de la conservation de la Voie de migration Est-Atlantique à BirdLife International, a insisté sur l'importance d'une action collective.

"La conservation des oiseaux migrateurs et de leurs habitats exige une coopération régionale renforcée. Les décisions prises lors des COP ne prennent tout leur sens que si elles sont traduites en engagements fermes et en actions coordonnées sur le terrain", a-t-il dit.

Pour le Colonel Pathé Baldé, chef de la Division Zones humides de la Direction des Parcs nationaux du Sénégal, cet atelier marque une étape décisive.

"Le Sénégal, à l'instar de ses voisins, attache une grande importance à la protection de ses zones humides, essentielles pour la biodiversité mais aussi pour les communautés qui en dépendent. Cette rencontre nous permet de mieux préparer nos positions, de partager nos expériences et de consolider notre rôle au sein des négociations internationales", a-t-il souligné.

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