Ile Maurice: Dr Dharamsingh Hosanee - «Le travail doit être accompli comme il se doit, sans place pour l'amateurisme»

24 Septembre 2025
interview

Dharamsingh Hosanee a tracé un parcours unique à Maurice, alliant expertise technique, formation de professionnels et soutien à la police. Il nous plonge au coeur d'un métier où chaque enquête exige rigueur et savoir-faire.

Parlez-nous de votre parcours universitaire...

J'ai complété le School Certificate et le Higher School Certificate à Maurice, avant de poursuivre un Bachelor en Angleterre. J'ai également suivi des formations spécialisées en Afrique du Sud et, par la suite, j'ai complété un doctorat

Comment avez-vous débuté dans ce domaine ?

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Mon parcours professionnel a débuté dans les années 1980. J'ai commencé comme Invigilator dans les collèges, puis comme agent de sécurité. Par la suite, j'ai travaillé comme inspecteur à la Mauritius Society for the Prevention of Cruelty to Animals (MSPCA). J'ai ensuite occupé le poste de Cadets Inspector dans la force policière pendant quelques mois, avant de retourner à Securicor. J'y ai travaillé comme Checking Officer, puis, dix ans plus tard, j'ai créé ma propre entreprise.

A-t-on besoin de matériel spécialisé pour exercer dans ce domaine ?

Absolument. Je suis allé en Afrique du Sud, initialement dans le but d'installer mes propres équipements de sécurité (radio communications system). Le gouvernement a approuvé ma demande pour obtenir des emplacements spécifiques. À partir de là, j'ai fait venir des ingénieurs d'Afrique du Sud pour installer les équipements et assurer une couverture de l'île Maurice grâce au système d'alarme et de communication. Aujourd'hui, j'ai mon propre réseau de communication.

Faut-il des licences pour exercer dans ce domaine ?

Oui, nous disposons de toutes les licences délivrées par les autorités compétentes. De plus, j'ai fondé ma propre école de sécurité, approuvée par la Mauritius Qualifications Authority (MQA), où je dispense des formations destinées aux futurs agents de sécurité. À l'issue de cette formation, ils peuvent se rendre au bureau du commissaire de police afin de déposer leur demande de permis.

Parlez-nous de la «private investigation»...

Depuis 2007, je me suis lancé dans la private investigation et j'ai résolu un bon nombre de dossiers particulièrement complexes. La police étant souvent submergée par le volume d'enquêtes à Maurice, j'ai eu l'occasion de l'assister en contribuant à la détection et à la finalisation de certaines enquêtes.

Quelles sont les valeurs que vous incarnez ?

Pour moi, le travail est une priorité. Il doit être accompli comme il se doit, sans place pour l'amateurisme. J'accorde une grande importance au savoir-faire, au respect de soi et au respect des autres.

Qui vous a encouragé à entrer dans le domaine de la «private investigation» ?

Jacques Ribet, ex-commissaire de police, qui, lui aussi, menait à l'époque des enquêtes privées. Confiant en mes capacités, il m'a intégré dans son équipe et m'a confié des enquêtes particulièrement délicates. Satisfait de la manière dont je les menais, il m'a encouragé et cela a renforcé ma confiance en moi, me permettant d'aller encore plus loin.

Parlez-vous de la logistique autour des services que vous proposez...

Nos véhicules sont équipés et blindés, avec des radios intégrées. Pour certains services spécifiques, nous possédons le permis d'armes à feu. Tout cela représente un investissement conséquent.

Quelle est la particularité des formations que vous offrez ?

Nous mettons l'accent sur la formation continue, que ce soit dans notre école ou sur le site de travail. Il y a également la certification et l'obtention de la licence auprès des autorités.

Comment ce secteur contribue-t-il à l'économie ?

Au-delà de la création d'emplois, regardez le secteur touristique où l'image de notre pays est au centre. La sécurité est le critère premier lorsque les touristes ou encore les investisseurs viennent à Maurice. Bien évidemment, un agent de sécurité a ses limites. La force policière également. Les deux ont leurs responsabilités respectives. Mais il faut travailler de pair et bâtir cette confiance. Pour faire développer le pays, il faut diminuer le fardeau de la force policière, et pour cela il faut des personnes compétentes.

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