Addis-Abeba — Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a profité de son discours à l'Assemblée générale des Nations Unies pour plaider en faveur d'un système multilatéral plus fort et plus juste, qui prenne en compte les besoins de l'Afrique et du Sud global.
À l'occasion du 80e anniversaire de l'ONU, le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a souligné que la promesse fondamentale de l'organisation - paix, développement et droits humains - reste essentielle, mais est menacée.
Le Conseil de sécurité de l'ONU « s'est avéré inefficace dans sa composition actuelle pour remplir son mandat de maintien de la paix et de la sécurité internationales », a prévenu Ramaphosa, appelant à des négociations concrètes pour réformer cet organe afin de le rendre plus « transparent, représentatif, démocratique et efficace ».
Il a salué la coopération entre l'Union africaine et l'ONU pour la paix et la stabilité et a appelé à des actions décisives pour mettre fin aux conflits, notamment en République démocratique du Congo et au Soudan.
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Ramaphosa a noté que de nombreux pays africains restent endettés, dépensant plus pour le service de la dette que pour la santé ou l'éducation.
Il a appelé à des règles de prêt internationales plus justes, à la réforme des banques multilatérales de développement et à une revitalisation de l'Organisation mondiale du commerce pour renforcer le lien entre commerce et développement.
Selon lui, la Zone de libre-échange continentale africaine prouve que le continent peut impulser sa propre croissance.