Madagascar: Mode de déplacement - Les taxis-be, épine dorsale du transport urbain à Tana

La capitale malgache vit au rythme des taxis-be, ces minibus artisanaux qui y assurent la grande majorité des déplacements motorisés.

Difficile d'imaginer Antananarivo sans ses taxis-be. Selon le Plan de Mobilité Urbaine Durable 2024, près de 70% des déplacements motorisés reposent sur ce mode de transport artisanal. Environ 7 000 minibus circulent chaque jour sur une centaine de lignes.

Ils transportent quotidiennement près de 1,5 million de passagers, soit l'équivalent de la moitié de la population de la capitale. Cette omniprésence en fait l'épine dorsale de la mobilité tananarivienne. Ce succès cache toutefois de sérieuses fragilités. Les difficultés structurelles de ce mode de déplacement sont souvent soulevées tant par les usagers que par les autorités compétentes.

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La régulation est une problématique principale. Certains conducteurs modifient leur itinéraire en pleine course, écourtent leur service avant 20h (il faut aussi les comprendre avec les problèmes d'insécurité qui touchent la capitale) ou abandonnent des passagers, en contradiction avec la loi. La concurrence croissante des taxi-motos ou vélo-taxis, perçus comme plus rapides et plus souples dans une ville saturée s'ajoutent aux défis à surmonter pour le taxi-be.

Professionnalisme

Embouteillages interminables aux 67 Ha ou sur certains axes comme Ankorondrano-Ivandry, la congestion chronique réduit drastiquement leur vitesse commerciale. Une situation dont les conducteurs de ces véhicules eux-mêmes en sont les causes. Le manque de voies réservées et d'arrêts aménagés accentue le problème.

Ce qui est parfois aggravé par des suppressions d'arrêts décidées par les autorités compétentes. Vital mais vulnérable, ce mode de déplacement a besoin de modernisation. Ce qui devrait améliorer la mobilité des habitants, mais aussi la résilience d'une capitale en perpétuel engorgement.

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