Cameroun: Brenda Biya à Genève - Santé fragile et tempête politique à l'approche de la présidentielle

25 Septembre 2025

Selon des informations rapportées par PRC TV, le couple présidentiel camerounais se serait rendu d'urgence à Genève, en Suisse, en raison de l'état de santé préoccupant de leur fille, Brenda Biya.

La chaîne affirme que le président Paul Biya et son épouse, Chantal Biya, ont agi en vertu de leur responsabilité parentale pour se rendre au chevet de leur enfant, dont la condition serait instable. Ce déplacement intervient à un moment politiquement sensible, à moins de trois semaines de la présidentielle du 12 octobre 2025, où Paul Biya, 92 ans, brigue un huitième mandat. Le reportage assure que le chef de l'État, au pouvoir depuis 1982, compte bien rentrer au pays pour mener sa campagne électorale.

Cette annonce survient dans un contexte familial déjà très tumultueux. Brenda Biya a créé un séisme politique en appelant publiquement, via une vidéo devenue virale, les Camerounais à ne pas voter pour son père. Elle a déclaré que son long règne avait « causé trop de souffrances » au peuple. Cette prise de position sans précédent, venant de l'intérieur de la famille présidentielle, a exposé au grand jour des tensions familiales qui défraient désormais la chronique. Elle jette une ombre supplémentaire sur la campagne du président sortant, déjà marquée par son absence remarquée des rassemblements publics et des questions récurrentes sur sa propre santé et sa capacité à gouverner.

Si les motivations du déplacement à Genève sont présentées comme familiales, les conséquences sont éminemment politiques. L'absence du président du territoire national en pleine course à l'élection ne manquera pas d'alimenter les débats. Les observateurs s'interrogent sur l'impact de cette séquence à la fois humaine et médiatique sur l'image de Paul Biya, traditionnellement très soucieux du contrôle de sa communication.

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Alors que la date du scrutin approche, la gestion de cette crise familiale devient un enjeu imprévu pour un pouvoir habitué à évoluer dans un cadre plus protocolaire. La capacité de Biya à « rebondir », comme le promet PRC TV, et à reprendre les rênes de sa campagne sera scrutée à la fois par ses partisans et une opposition qui voit dans ces événements le signe d'un régime essoufflé.

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