Soudan: L'aide humanitaire pourra bientôt entrer dans la ville assiégée d'el-Fasher, espère Washington

L'émissaire américain pour l'Afrique, Massad Boulos, a émis l'espoir le 24 septembre 2025 que l'aide humanitaire pourra bientôt rentrer à el-Fasher. Cette ville du Darfour est devenue le principal front de la guerre au Soudan entre l'armée soudanaise et les paramilitaires FSR.

En marge des réunions de l'Assemblée générale (AG) de l'ONU, le Quartet sur la guerre au Soudan, composé des États-Unis, de l'Arabie saoudite, de l'Égypte et des Émirats arabes unis, s'est réuni au niveau ministériel, en présence de l'émissaire américain pour l'Afrique, Massad Boulos.

Les pays membres de ce Quartet ont réaffirmé leur volonté d'unifier leur position pour mettre fin à la crise et répondre aux besoins humanitaires du peuple soudanais. Quant à l'émissaire américain, il a émis l'espoir de pouvoir faire entrer des aides humanitaires à el-Fasher. La capitale de l'État du Darfour-Nord se trouve assiégée depuis un an et demi par les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).

Restez informé des derniers gros titres sur WhatsApp | LinkedIn

Massad Boulos s'est exprimé devant la presse à la sortie de la réunion, indiquant que les FSR ont donné leur accord pour l'entrée de cette aide humanitaire à el-Fasher : 260 000 habitants vivent toujours dans cette ville assiégée et souffrent des conditions humanitaires et sécuritaires extrêmes.

Le 23 septembre, 27 nouveaux civils ont été tués par des frappes de drones des FSR. Et la malnutrition aigüe tue des enfants et des femmes dans cette cité assiégée et qui demeure l'unique lieu sous contrôle de l'armée au Darfour, région occidentale du Soudan.

« Discussions intenses »

L'émissaire américain s'est aussi exprimé sur les pourparlers de paix, affirmant qu'il a présenté une proposition pour une solution aux belligérants. Les États-Unis sont en train de mener des « discussions intenses » avec l'armée comme avec les paramilitaires, a-t-il affirmé, afin de permettre les principes généraux d'un dialogue.

Massad Boulos a considéré qu'aucun belligérant n'a l'avantage sur le terrain et que les militaires et les paramilitaires sont prêts à discuter d'une manière directe.

Toutes les précédentes tentatives de mettre fin à la guerre au Soudan ont échoué.

La guerre au Soudan a fait des dizaines de milliers de morts, des millions de déplacés et provoqué la pire crise humanitaire actuelle, selon l'ONU. Elle a été déclenchée le 15 avril 2023 par une lutte de pouvoir entre deux anciens alliés : le général Abdel Fattah al-Burhan, commandant de l'armée et dirigeant de facto du Soudan depuis le coup d'État de 2021, et le général Mohamed Hamdane Dogolo dit Hemedti, à la tête des FSR.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 90 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.